L’outil informatique toujours non opérationnel

l Certains services publics dans de nombreuses communes n’arrivent toujours pas à suivre les évolutions et les progrès enregistrés dans la gestion des établissements, des institutions et des secteurs relevant du strict domaine public. Cet état de fait est visible dans les localités de la wilaya de Tizi Ouzou, notamment celles situées dans les zones rurales et montagneuses, où quotidiennement les citoyens sont confrontés aux difficultés pour accéder à certaines prestations, particulièrement lorsqu’il s’agit de la Poste. La commune d’Illoula Oumalou, selon son président de l’APC, illustre bien les manquements d’Algérie Poste dans la gestion d’une partie de ses services en dépit de l’existence d’une structure répondant à toutes les normes, à savoir la qualité de l’espace d’accueil et la conformité du guichet et des bureaux réservés aux agents qui assurent le service permanent depuis 2004. En fait, les insuffisances dont parlent le premier magistrat de la commune concernée essentiellement le service financier, lequel en principe est doté de l’outil informatique sur instruction du wali, mais sans qu’il soit mis en service à ce jour malgré les maintes sollicitations des autorités locales. Et pourtant, selon toujours notre interlocuteur, « Rien n’empêche de le faire puisque le chef-lieu de la commune dispose de la fibre optique pour mettre en marche la visue, un moyen plus qu’indispensable pour mettre fin aux déplacements à Bouzguene pour seulement encaisser un chèque ». De plus, il faut signaler qu’avec ses milliers d’habitants et auxquels on peut ajouter ceux des communes de Aït Yahia et Imsouhal, habitués à se rendre à Illoula, le maire trouve qu’il est « anormal de constater de telles insuffisances qui peuvent être élargies même à l’état de certains bureaux de poste de la commune ». A ce sujet, le P/APC a cité celui du village agricole Boubhir, où seul un agent a été affecté pour accomplir la tâche de guichetier, de facteur et de receveur, une manière d’annoncer qu’il y a un manque flagrant de personnels dans cette structure.

M. Haddadi