De Béjaïa à Melbou, un littoral de 100 km environ, une côte constituée de 25 plages se succédant à l’est et à l’ouest de Souk El Tenine jusqu’à Kherrata des montagnes recouvertes de forêts et de végétations très denses et diversifiées. Des sites naturels tels que les gorges du Chabet El Akhra et le lac naturel d’Ighil Emda de Kherrata en passant par la cascade de Kefrida dans la localité d’Aït Idriss, commune de Taskriout, un environnement paradisiaque enrichi par une faune de plusieurs espèces, tel que le singe magot, le renard roux, le porc-épic, le hibou grand-duc, la chouette ainsi que le sanglier. Des potentialités qui constituent des atouts certains pour un développement touristique d’envergures régionale, nationale et internationale.
A cela s’ajoute l’axe routier de l’ex-RN 9 des Gorges de Kherrata avec ses hautes montagnes, ses ravins, ses cours d’eau naturels.
Une véritable politique de développement de ce secteur ne doit pas se limiter à la construction d’infrastructures hôtelières étoilées sur des sites touristiques lesquels ne sont d’ailleurs accessibles qu’à une certaine catégorie de touristes aisés mais elle doit concerner surtout l’ensemble des couches sociales à la recherche de détente, de loisirs et de repos pendant les vacances, en particulier durant la saison estivale.
Au niveau de la wilaya de Béjaïa, ce sont particulièrement les plages qui constituent les lieux d’accueil des estivants, venant de toutes les régions du pays pour savourer les moments agréables offerts par la mer, sous un soleil de plomb et la bise fraîche de la nuit, en occupant communautairement des tentes ou cabanons dans les camps familiaux ou centres de vacances. Un tourisme de masse qu’il faut encourager.
En plus des actions de valorisation du tourisme le long des plages du littoral par la réalisation de structures d’accueil, à même d’assurer des séjours agréables aux estivants qui doivent être menées par le secteur. Des mesures s’imposent pour l’exploitation des richesses inestimables qu’offrent les Gorges de Chabet El Akhra de Kherrata et qui ne demandent qu’à être prises en charge pour donner à cette région sa véritable vocation, à savoir le tourisme et permettre ainsi de sauvegarder par la même occasion, une réserve naturelle, riche et diversifiée.
Contre les effets néfastes subis tant par l’homme que les autres agressions liées aux conditions environnementales pour lesquelles les services des forêts ont joué un important pour préserver le site touristique par une surveillance permanente, menée contre les incendies et déforestations de toutes sortes et mettre fin au braconnage de la faune constaté, de temps à autres, particulièrement durant la saison estivale et commis selon notre source envers la population primate existante sur ce site naturel.
Il y a lieu de souligner également la contribution non négligeable de la Direction des travaux publics de Béjaïa pour assurer la sécurisation de la circulation des usagers sur le tronçon de l’ex-RN9 dans les Gorges de Chabet El Akhra de Kherrata par des opérations de dérochage aux endroits jugés dangereux, des travaux confiés à l’entreprise Tramoved, spécialisée dans ce genre d’opérations qui font l’objet de suivis permanents par le chef de la daïra et le subdivisonnaire des travaux publics de Kherrata lesquels se sont rendus sur les lieux le 18 juin dernier pour s’enquérir de l’état de leur avancement et qui devraient être achevés au mois de juillet 2007. Enfin, il est à noter que le secteur concerné a déjà étudié récemment des propositions quant aux perspectives de développement touristique dans cette région, de Bordj Mira et Kherrata.
Slimane Zidane
