Sans atteindre la folie de l’an dernier pour sa première sortie médiatique “d’après coup de boule”, la venue de Zinedine Zidane, dimanche à Lyon à l’occasion de la Danone Nations Cup, a encore suscité joie et passion. Chacun a scruté l’idole pour obtenir un cliché, une signature ou au pire un regard. Zidane, lui, s’est prêté au traditionnel jeu des questions-réponses et a, un peu, parlé de sa deuxième vie, celle de l’après-football. “J’ai un projet”, dit-il, sans en rajouter beaucoup plus.
Quelques minutes plus tard, le nom de Zidane a été scandé par tout un stade. Alors que l’ancien capitaine des Bleus était assis au bord du terrain, un jeune joueur camerounais s’est littéralement jeté dans ses bras.
Zinedine Zidane, vous êtes arrivé au stade de Gerland au moment où se jouait le match Algérie-Brésil. C’était fait exprès ?
ll Non, c’est le hasard. Mais c’était plutôt sympa de voir ce match. Par rapport à mon récent voyage en Algérie, c’était un rêve d’aller sur la terre de mes parents avec eux. Cela m’a rendu très heureux. Je peux dire que je retournerai un jour en Algérie.
Pour revenir sur la Danone Cup, pouvez-vous nous parler de vos premières impressions ?
ll Je crois que le plus important c’est que tout le monde passe un agréable moment. Se retrouver parmi d’autres jeunes footballeurs, se mélanger avec des cultures différentes, c’est sympa. J’ai demandé aux Chinois s’ils s’étaient fait des amis. Ils m’ont répondu “oui” avec un grand sourire. C’est ça, l’esprit de la Danone Nations Cup.
Un an après avoir arrêté le football, que faîtes-vous aujourd’hui ? Avez-vous envie de prendre des responsabilités dans une équipe ?
ll Aujourd’hui, je suis ambassadeur pour Danone, je fais pas mal de choses. La transition entre le football et l’après-football a été rapide, tout s’est enchaîné. Je ne me voyais pas sans rien faire. J’apprends et j’en suis ravi. Dans un deuxième temps, j’ai un projet en tête. J’ai envie de mettre en place quelque chose de propre à moi. C’est encore trop tôt pour en parler, mais je peux déjà dire que ce sera dans le football.
Avez-vous encore des rêves ?
ll J’ai rêvé plus jeune, pas de gagner la Coupe du monde car à l’époque cela paraissait inaccessible. Cela s’est fait au fur et à mesure. J’ai gravi petit à petit les échelons pour parvenir à côtoyer les meilleurs. Le rêve de gagner la Coupe du monde s’est réalisé. C’est plus que ce que je pouvais espérer.
Aujourd’hui, footballistique ment parlant, j’ai beaucoup gagné. Tout cela a été bénéfique pour moi. Une autre vie a commencé. J’ai arrêté de rêver car j’ai tout eu avant. Je n’ai pas grand-chose à demander de plus. Mais quoi qu’il en soit, il faut continuer de croire en ses rêves.
