« Un nouveau système d’évaluation pédagogique »

Les résultats de l’épreuve du baccalauréat ont été, enfin, rendus publics la veille du mercredi, si ce n’est pas avant dans certaines willayas. L’annonce a été faite, et à l’accoutumée, par le premier responsable de l’éducation nationale, M. Benbouzid via un communiqué repris, avant hier, par l’APS. Ainsi, 278. 031 candidats ont obtenu le diplôme du baccalauréat 2007, enregistrant ainsi un taux de réussite de 53,27%. Ce taux constitue le meilleur résultat enregistré au baccalauréat depuis 1962, a-t-il estimé et de surcroît, sans rachat. A travers ces résultats, le ministère a enregistré une  » nette  » amélioration qualitative des résultats, avec un nombre de reçus avec mention de 67. 569, soit 32,61% par rapport aux admis.  » Ces résultats confirment que l’école algérienne s’est, désormais, installée, de façon durable et structurelle, dans une dynamique de la réussite « , a-t-il affirmé, tout en soulignant, à cet effet, que cette performance du rendement interne de l’institution éducative et de l’amélioration de la qualité de l’enseignement dispensé  » tire son essence des mesures concrètes prises dans le cadre de la réforme du système éducatif « . Il s’agit, selon lui, de la mise en place d’un nouveau système d’évaluation pédagogique des élèves,  » plus rigoureux « , qui abolit le système des quotas d’un niveau scolaire à un autre et d’un cycle à un autre.

En d’autres termes instaurer les examens de passage aux classes de première année moyenne et de première année secondaire, avec l’exigence d’une moyenne égale ou supérieure à10/20, sans possibilité de rachat.

Dans le même sillage, Benbouzid a souligné que d’autres mesures, notamment, de modernisation du système éducatif,  » ont également, par leurs effets conjugués, influé positivement, d’année en année, sur les résultats des examens nationaux « .

Pour lui, ce sont toutes les mesures liées, particulièrement, à l’amélioration de la pratique pédagogique, au suivi particulier des classes d’examen, à la responsabilisation accrue des chefs d’établissements et à l’amélioration de la qualification des personnels enseignants qui implique l’exigence de la licence pour l’accès au poste d’enseignement et la mise à niveau des enseignants et administratifs, de manière permanente, qui ont été à l’origine de ces résultats.

Par ailleurs, le représentant du gouvernement a souligné, dans ce contexte, l’effort déployé par les pouvoirs publics en matière de construction et d’équipement des infrastructures scolaires à travers tout le territoire national ainsi que l’amélioration des conditions de scolarisations des enfants, qui se traduit, selon lui, par un accroissement important des cantines, des internats, du transport scolaire et des Unités de dépistage de suivi (UDS), notamment dans les zones déshéritées ou enclavées.

Nabila Belbachir