Ce qu’attend Bush de l’Algérie

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l Les Etats-Unis veulent et souhaitent un partenariat d’exception en matière de lutte antiterroriste avec l’Algérie. C’est du moins ce qui ressort des innombrables visites effectuées par de très hauts responsables américains dans notre pays. La dernière en date en est celle effectuée par Mme Frances Frago Townsend, conseillère à la Sécurité intérieure et à la Lutte antiterroriste, auprès de la Maison-Blanche. En effet, depuis les tragiques évènements du 11 septembre et très singulièrement depuis l’invasion de l’Irak, les États-Unis se sont rendus à l’évidence qu’un pays comme l’Algérie, pourrait être une clef salutaire quand au désastre où est plongé le pays de l’Oncle Sam. Au moment où celui-ci souhaite installer un commandement militaire régional dans la région du Sahel, dans la perspective de lutte antiterroriste (Africom), que notre pays refuse d’abriter sur son sol, et au moment où ses troupes frôlent l’enfer et la désillusion en terre Irakienne, les Américains veulent solliciter les plus hautes autorités algériennes, l’expertise de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste, une expérience acquise sur le terrain pendant les années de braise et de feu que notre pays ait traversées, époque où le pays de l’Oncle Sam servait de refuge bien chaud aux Haddam et autres sbires.

Ironie de l’histoire, les Américains se retrouvent dans un scénario identique à celui vécu par l’Algérie. Et encore ! Dans un pays géographiquement, culturellement et historiquement complètement différent comme l’Irak. Une équation bien plus compliquée que celle survenue en terre algérienne. En fait, les soubassements mêmes de ces crises diffèrent entre les deux cas. N’empêche, les Etats-Unis savent à quelle point, il leur est précieux, un engagement effective de la part de l’Algérie. Mieux que quiconque, l’Algérie est le meilleur allié que les États-Unis puissent avoir dans ce domaine. Et si les Américains ont la mine défait dans le dossier irakien et même dans celui afghan, les Algériens ont en revanche, gagné cette guerre, nonobstant, les attentats à base médiatique commis ces dernières années. Une triste guerre menée sans la collaboration, du moins, sans l’aide d’aucun pays, non pas par esprit d’arrogance, mais par les sollicitations, court-circuitées dans ce cadre, par nombres de pays, les États-Unis y compris.

Yassine Mohellebi

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