Ceci même s’il n’en a pas soufflé un mot, durant le point de presse tenu à Alger, au terme de sa rencontre avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, le Président français Nicolas Sarkozy, a laissé entendre, mardi soir, lors de sa seconde escale maghrébine, en Tunisie, que le renouvellement des contrats d’approvisionnement à long terme de Gaz de France en Algérie était « plutôt bien parti ». Celui-ci a clairement signifié que « la France a un problème pour le renouvellement de ses contrats d’approvisionnement à long terme sur 2013 et je crois pouvoir dire que c’est plutôt bien parti », a-t-il déclaré, lors d’un point de presse organisé à Tunis. Il a précisé que ce serait un des objets de la visite d’Etat qu’il doit effectuer en Algérie en novembre prochain. « C’est un point très important pour nous », a-t-il ajouté. « Parmi les producteurs de gaz, vous avez la Russie, l’Iran, le Qatar où rien n’est libre jusqu’en 2009. Et donc, tout ça c’est quand même assez sérieux ».
Le Président français, Nicolas Sarkozy, placera la question d’une coopération et pourquoi pas, une éventuelle alliance entre Gaz de France et la société nationale algérienne Sonatrach au cœur de sa visite en Algérie. « On n’est pas encore au stade de la négociation. Je vous confirme que le président Bouteflika et Nicolas Sarkozy en avaient déjà parlé en novembre 2006, et c’est un sujet qui sera encore au cœur de la discussion », a déclaré le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, dans un entretien accordé à radio BFM. Nicolas Sarkozy a lui-même déclaré ce week-end au Journal du Dimanche qu’il aborderait le sujet GDF-Sonatrach avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika. Il a jugé « intéressante » l’idée d’un tel partenariat ». « On peut s’adosser à un producteur de gaz et en même temps faire la fusion. Ce n’est pas l’un ou l’autre. D’autre part, parmi les producteurs de gaz, il n’y a pas que Sonatrach, même si Sonatrach est importante », a-t-il expliqué.
Réticent sur le projet de fusion Suez-GDF porté par l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin en février 2006, Nicolas Sarkozy n’a cessé de réfléchir à des schémas alternatifs.
Yassine Mohellebi
