Constructions illicites, une cité qui étouffe

En 1967, année d’installation des attributaires sur cette partie jouxtant la mosquée d’Aomar, la cité n’occupait qu’une bande d’environ 1 hectare qui fait face au siège de l’APC. Ce regroupement s’est déployé sur d’autres espaces, et le nombre d’habitants s’est multiplié à 3 fois plus du seuil à ne pas dépasser. Ces maisons de style chalet, à toit en tuiles, et de consistance F2, sont bâties sur des assiettes de 90 m2, la surface des lots diffère d’un domicile à un autre, certains sont dotés de

300 m2 de jardin, d’autres seulement de 100 à 200 m2. La cité qui n’était formée que de 70 logements au départ, se retrouve maintenant avec pas moins de 160 foyers.

A cette préoccupation majeure qu’est l’exiguïté des lieux, s’ajoute celle de l’indisponibilité de l’eau potable qui ne coule du robinet qu’un J/7. « L’électricité et le gaz ne posent aucun problème, mais l’eau… est tellement rare, qu’on ne paye que les frais de l’abonnement du compteur » dit un vieillard rencontré à la sortie de la mosquée.

Puis, son doigt désigne les allées qui servaient autrefois d’accès vers d’autres rangées de maisons et qui maintenant sont bloquées par de nouvelles constructions illicites. « N’est ce pas que les fermetures de ces entrées étouffent encore davantage notre cité ? », a-t-il ajouté.

A. Chérif