Audition des prévenus dans l’affaire des 252 logements des Issers

Le PDG de l’EPLF,Mohamed Selkim, premier prévenu à être appelé à la barre a reitéré ses propos de la veille, à savoir que le projet des 252 logements des Issers a été lancé en 1986, alors qu’il a été nommé à la tête de l’organisme précité en 1991.

« Et la liste des bénéficiaires des logements des batisses 10 et 11 effondrées lors du séisme a été établie avant ma nomination en tant que PDG de l’EPLF » a t-il souligné.

Le chargé du suivi de ce projet a précisé,lui, que les dits-travaux n’avaient en réalité atteint qu’un taux d’avancement de 60%, lorsque Selkim avait pris ses fonctions à la tête de l’EPLF. Celui-ci explique alors que « le projet en question a démarré en 1988,mais l’étude du sol s’est effectuée deux années auparavant. Et je suis en possession » a t-il ajouté, de tous les P. V de réunions avec toutes les directions concernées, celle financière, technique et du suivi des travaux.

Appelés successivement à la barre, à leur tour, deux cadres du CTC Sirhisti Rabah et Rouidjani Reda, celui-ci fut directeur de cet organisme de contrôle des constructions entre 1983 et 2000)ont parlé de réserves concernant la qualité du béton armé utilisé lors de la réalisation du projet EPLF sis aux Issers. Le CTC a pour mission de contrôler les matériaux utilisés, les fondations, les fosses, l’étanchéité. Et si les analyses prouvent l’existence d’anomalies, des rapports seront transmis aux responsables hierarchiques concernés. Logiquement, explique -t-on en substance, le projet où l’on remarquait des irrégularités devrait être systématiquement suspendu. Mais notre rôle se limitait au contrôle, c’est tout, insiste Rouidjani Réda. Avez-vous convenablement effectué le contrôle des différents projets en tant qu »ex-Directeur du CTC. Le prévenu a répondu qu’il n’est pas en mesure de répondre avec exactitude à cette question. Durant l’après-midi l’experte disignée par le ministére de l’Habitat, a fait ressortir, en se basant sur une enquête, que le béton armé, utilisé sans les bâtisses 10 et 11 du projet des 252 logements des Issers est de mauvaise qualité. Il y’a eu cisaillemnt des poteaux et poutres et la catastrophe à ce niveau ne pouvait être évitée. Le dit-projet a été, pour rappel, confié par l’EPLF à l’entreprise Chabani.

Salim Haddou