Situé dans une vallée entourée de collines et de la chaîne montagneuse du Djurdjura, en été, la ville de Boghni connaît une chaleur exceptionnelle comparativement aux communes voisines.
De ce fait, ses habitants et ceux qui s’y rendent quotidiennement pour diverses raisons, ne s’attardent pas beaucoup et s’empressent de retourner chez eux à cause de la canicule régnant et l’absence d’endroits pour se protéger du soleil, mis à part les bars dont le taux de fréquentation atteint des records durant la période estivale. Pour les autorités locales, la seule initiative prise pour permettre aux gens de se désaltérer, était d’installer des fontaines publiques tout le long du périmètre urbain, notamment sur les artères les plus fréquentées ainsi qu’au niveau des quartiers qui continuent de souffrir du manque d’eau. Le procédé utilisé pour acheminer le liquide précieux a consisté à réaliser une conduite à partir de la source d’eau d’El Anasser, un projet mis en œuvre par l’ancien exécutif communal. Depuis, chaque année, cette expérience est renouvelée à la grande satisfaction des citoyens et même des ménages, lesquels recourent souvent à l’approvisionnement en eau à partir de ces fontaines que l’APC a aménagé en prenant soin de les raccorder au réseau de drainage des eaux pluviales. Par ailleurs, dans la partie basse de la ville, un bienfaiteur a également fait construire une fontaine dont l’eau est puisée à partir d’un puits situé près de son domicile, ce qui a nécessité en outre une conduite d’alimentation. Enfin, il faut signaler que le système d’irrigation traversant les rigoles des rues de Boghni, hérité de l’époque coloniale, n’a pas été en activé cette année pour des raisons inconues.
M. Haddadi
