Ceci est la réponse donnée par le maire de Souama à une jeune juriste munie de son affectation en bonne et due forme après lui avoir fait subir un « interrogatoire » en règle, allant jusqu’à l’intimidation. Il semblerait que les décisions proviennent de la wilaya, tutelle administrative responsable de la gestion du personnel de la fonction publique.
« Je dois vérifier les compétences et les connaissances de ceux qu’on m’affecte. je ne vais pas recevoir n’importe qui ! C’est moi qui décide et mon avis prime ! » Comme l’occasion lui a été donnée, il s’est senti le besoin d’exprimer son estimation de la compétence des fonctionnaires et de dénigrer, tout haut, les diplômés en général et ceux qui ont travaillé au niveau de la mairie de Souama en particulier.
« Ceux qui sont passés déjà n’ont pas les compétences qu’on attendrait d’eux! ». Le pré-emploi est-il destiné à ceux qui ont déjà acquis une expérience ou à ceux qui ont besoin d’en acquérir? N’est-il pas là, justement, pour veiller à parfaire leur formation si ses « compétences personnelles » le lui permettent?
A moins qu’il ait oublié que la « perfection demeure toujours l’apanage de Dieu ». Ces jeunes, qui attendent de s’intégrer dans le monde du travail, auraient intérêt à être affectés sous d’autres cieux plus cléments ! En arriver à s’arroger des droits au-dessus des lois est certainement le seul moyen qui reste pour ceux qui sont appelés à « quitter » le siège confortable d’élu sans majorité dès les élections qui se dérouleront bientôt. D’autant plus que tout le monde remarque la présence du premier magistrat dans les bureaux de l’APC en dehors des responsabilités, au point qu’il préfère la solitude de son bureau pour une « gestion plus approfondie » des affaires communales.
Sofiane Mecherri
