Après l’éblouissante cérémonie d’ouverture, les organisateurs ont pris sur eux de concocter un programme tout aussi attrayant et ce, dans le seul souci de maintenir cette incroyable cadence rythmant l’évènement depuis son début. Et pour ce faire, on a fait les choses en grand !
C’est le légendaire groupe « Raina Raï, le précurseur de la chanson raï en Algérie, qui a été l’hôte de Tizi Ouzou l’espace d’une soirée inoubliable.
Mais avant d’en arriver là, le nombreux public qui a (encore) pris d’assaut la salle du Théâtre régional de Tizi Ouzou a eu tout le loisir d’apprécier les numéros de danses folkloriques qui leur ont été proposés. C’est d’ailleurs, la troupe « Djil El Moussalaha » de Sidi Bel Abbès qui a eu l’honneur d’entamer la soirée avec ses somptueuses danses Laâlaoui, El Saff et N’haria.
Le public ébloui par des synchronisations aussi parfaitement exécutées, répondait comme à son habitude en dansant ou en applaudissant. La symbiose allait se poursuivre avec l’entrée en lice de la troupe Asmekti de Larbaâ Nath Irathen qui a exécuté à merveille une série de danses folkloriques kabyles.
L’arrivée sur scène du groupe tunisien « Djendouba des arts populaires » allait tout simplement enflammer la salle. Ses danses endiablées exécutées sur les notes d’une zorna tout aussi envoûtantes, ont eu l’effet d’animer une ambiance déjà trop détendue. Mais le clou de la soirée était sans nul doute l’apparition de Raïn raï. Il faut dire pour les voir sur scène que le public s’est montré très patient, puisque le fameux groupe n’a pu entamer son concert qu’aux alentours de 23h. Mais qu’à cela ne tienne Raïna Raï c’est Raïna Raï et certains jeunes Tizi Ouzéens étaient prêts à attendre toute la nuit pour voir le groupe se produire devant leur yeux !
Dès les premières notes de guitare électrique c’est la folie. Lotfi, le soliste chanteur a su par quelle main prendre le public. Ya zina serbi lataye que tout le monde attendait d’ailleurs, fut le premier morceau du groupe.
Il sera suivi par des chansons tout aussi mythiques, à l’instar de Tir Tayra ou encore Salam Aâlikoum. Raïna Raï au style si particulier, vacillant entre le raï et le jazz a su garder une âme propre à lui-même dans les quelques morceaux qu’il a improvisé sur scène en l’honneur du public tizi ouzéen. La soirée fut grandiose tout comme l’était Raïna Raï.
Ahmed B.
