Le service d’Algérie-Poste tente de moderniser ses prestations. L’expérience de l’utilisation des cartes CIB, lancée l’an dernier, est en train d’être renouvelée.
Il faudrait rappeler que le bureau de poste de Draâ El Mizan a bénéficié tout comme beaucoup d’autres, d’un distributeur de billets, des fonctionnaires, notamment les enseignants clients d’Algérie-Poste, ont reçu leurs cartes magnétiques qu’ils ont utilisé jusqu’au mois de mars, d’autre part.
Cette prestation avait permis de désengorger un tant soit peu le service paiement par chèques. L’opération vient d’être relancée. « Mille quinze cartes CIB sont prêtes. Nous sommes en train de les remettre à leurs destinataires. L’opération se déroule dans de très bonnes conditions. Nous sommes tous disposés à accomplir cette tâche pour satisfaire nos clients », nous a confié le receveur de ce bureau de poste. Si les enseignants et les autres fonctionnaires ont accueilli avec joie ce renouvellement, les retraités appréhendent déjà cette généralisation annoncée par les services d’Algérie Poste.
« C’est une très bonne chose. Cette carte nous permettra d’effectuer des retraits de jour comme de nuit », dira cet enseignant qui venait de retirer sa carte CIB. En revanche, quelques personnes âgées, elles nous diront : « Déjà pour remplir un chèque ou le signer, nous rencontrons d’énormes problèmes. Pour utiliser une carte, c’est impossible. Puis-je à mon âge retenir le code secret et manipuler cette machine faite seulement pour les lettrés ? », s’interroge Ammi El Hadj, un septuagénaire. Effectivement, si celui-ci a de quoi s’inquiéter, il a tout à fait raison. Car, combien de fois avons-nous vu des personnes illettrées n’arrivant pas à faire les démarches pour un quelconque retrait.
D’ailleurs, au lendemain de la mise en service du serveur, nombreux sont ceux qui n’ont pas pu récupérer leurs cartes CIB après avoir effectué une opération.
Cela étant, il est trop tôt pour penser à une telle généralisation pour limiter les désagréments des usagers. Pour être clair et pragmatique, il serait préférable de laisser le choix à l’usager de s’en servir ou de continuer à utiliser ses chèques.
A. O.
