Ath Djellil éparpillés dans les différents établissements des communes environnantes – Le calvaire des lycéens

Poursuivre le palier secondaire du cursus scolaire prend les allures de la croix et la bannière pour les élèves de la commune d’Ath Djellil. Une galère sans fin qui leur laisse peu de chance de réussite à l’examen de fin de cycle et, partant, hypothèque sérieusement leur insertion professionnelle et sociale. «Nous avons près de 420 lycéens dispatchés à travers les lycées des communes limitrophes. L’APC prend en charge leur transport régulier vers les différents établissements scolaires. Il faut dire que faire des études dans des conditions si peu favorables, n’incite guère à l’effort et ôte toute ambition de résultat», déclare un responsable de l’APC qui plaide pour la construction d’un lycée, comme unique alternative. «Une telle infrastructure pédagogique est une nécessité impérieuse. Elle conditionne l’avenir professionnel et l’avenir tout court de nos enfants», clame-t-il. À ce propos, il laisse entendre qu’un tel projet est bel et bien à l’ordre du jour, mais que sa concrétisation n’est pas pour demain. «Ath Djellil compte parmi les rares circonscriptions de la wilaya qui ne dispose pas d’un lycée. J’espère que les pouvoirs publics vont plancher rapidement sur ce problème et combler un vide fortement préjudiciable», déclare un parent d’élève du village Taourirt. Et d’enchaîner : «Cette carence soulève un sentiment de marginalisation, voire d’injustice, qu’il convient de réparer». Soumis à un rythme endiablé et accablés par des difficultés de toutes natures, bien des élèves, indique-t-on, sont réduits à faire de la figuration, histoire de boucler le cycle secondaire, en parvenant jusqu’à la classe terminale. «Rallier régulièrement la ville de Sidi Aïch ou celle d’Amizour, pour suivre ses cours, est loin d’être une sinécure. Des élèves qui jettent l’éponge au beau milieu du parcours en est la parfaite illustration», témoigne un citoyen du village Taourirt. Et de s’interroger, interloqué : «Pourquoi des lycées sont érigés un peu partout sauf à Ath Djellil. C’est à croire que nous sommes des citoyens de seconde zone».
N. Maouche