De par sa proximité avec Tizi Ouzou, d’aucuns n’ignorent pas que la circonscription de Maâtkas constitue l’une des banlieues de la ville des Genêts. Certains villages de la commune de Souk El Khemis (chef-lieu de daïra de Maâtkas) sont situés seulement à 14 km de Tizi Ouzou, tels Tizi Lillane, Adjaba, Igarfean Ikharben… et par ricochet, à un petit quart d’heure de ce chef-lieu de wilaya où la quasi-totalité des travailleurs de la région exerce. Face à tout ce beau monde, constitué aussi de vacanciers, d’étudiants, le problème de transport se pose avec acuité, particulièrement les samedis matin où seuls les « lève-tôt » réussissent à s’embarquer pour Tizi Ouzou. Le problème s’accentuera davantage en cette double rentrée sociale et scolaire. Pourtant, plus d’une centaine de transporteurs s’y mettent sans cesse pour enrayer cette contrainte. Mais, pour des raisons économiques de rentabilité, une bonne partie des fourgons préfèrent patienter pour faire d’abord le « plein » de Tizi Ouzou, et remonter vers Maâtkas. C’est là, un fait légitime pour ces transporteurs qui avouent que revenir bredouilles de la ville des Genêts est très pénalisant sur le plan financier, d’autant plus que les frais sont innombrables (carburant, assurances, pièces de rechange, impôts, location de carte de transports). En plus, durant cette période de canicule, beaucoup de transporteurs ont pris leurs congés, ce qui a compliqué la situation déjà décriée par les citoyens. Il est méritoire de signaler, donc, que ce problème du manque de transport est plus ressenti par les citoyens, particulièrement les samedis matin vers Tizi Ouzou et les mercredis soir vers Maâtkas.
I. Lounès
