La cité des « Frères Habes » s’organise

l Le comité qui vient d’être créé à la cité de Tizi n’Sembal, est passé à l’action sans trop attendre, donnant priorité sans doute à la légitimité du travail plutôt qu’à la connaissance administrative.

La quinzaine de membres ont d’abord fait un état des lieux de cette cité qui comprend cinq immeubles entourés de cours intérieures et de terrains vagues.

L’accès à la cité a été sécurisé par l’acquisition d’un nouveau portail à l’entrée ouest restée jusque-là béante et la rénovation des autres grilles par la peinture.

Le volontariat a permis de nettoyer les terrains intérieurs, d’enlever les détritus et gravats, de curer les fosses d’écoulement obstrués. Cela a de suite donné à cet ensemble un aspect de propreté qui fait tant défaut à nos cités.

Mais des problèmes demeurent. Les niches à ordures installés à l’intérieur de la cité sont encombrées du fait que tous les riverains même étrangers à la cité viennent y déverser leurs déchets ménagers.

Malgré l’enlèvement qui parait régulier, il y a là une situation qui risque de dégénérer.

L’éclairage intérieur de la cité est défaillant et tout l’environnement immédiat des bâtiments est plongé dans le noir dès le crépuscule.

Par ailleurs, la cité aurait été choisie comme impact du projet Blanche Algérie. « Nous trouvons secondaires, voire futiles les actions proposées dans le cadre de cette opération, à savoir peinture des grillages et désherbage. Nous pouvons nous-même faire ces travaux qu’on a d’ailleurs débuté. Nous voudrions que le budget alloué dans cette opération serve à l’aménagement d’un terrain de football, puisque le site existe », nous dit

M. Amarouche, président de ce comité. Pour l’heure, les jeunes sont obligés de taper de la balle dans les cours à proximité des maisons ; et cela n’est pas sans gêne pour les habitants.

Une chose est tout de même à noter : l’intérêt manifeste de tous, y compris des plus jeunes, à la vie de leur cité.

Amarouche