Plusieurs zones d’ombre continuent de planer sur l’affaire Khalifa, particulièrement ce qui touche aux transactions bancaires et financières. Il s’agit en effet des placement financiers dans la banque éponyme du milliardaire Khalifa, toujours en détention en Grande Bretagne et contre lequel une demande d’extradition est formulée par les autorités algériennes et françaises. En effet, cette banque a continué de bénéficier de placements des sommes financières émises par banques publiques en dépits de la décision de la banque d’Algérie d’arrêter les transactions financières de cette banque privée, en novembre 2002. Une décision conservatoire porté à la connaissance Moumen Khalifa, P-DG de la banque. Il faut retenir que de nombreuses questions non encore élucidés entourent le placement de l’argent dans le marché financier, puisque seule la banque khalifa avait bénéficié de ces largesses dont personne soupçonnait l’origine. D’ailleurs, cette même banque a continué à profiter des placements de l’argent au moment où des rapports périodiques de l’inspection général et des organismes de contrôles mettaient en exergue les failles apparues dans la gestion anarchique de Khalifa Bank. Le plus ahurissant de ces anomalies fut les placements enregistrés entre la période 2002 et 2003. Cet organisme bancaire créé en 1998 a réussi à mettre la main sur 4.6 milliards dinars placés sur le marché monétaire. A cette époque, la Banque Khalifa était pourtant sous le coup de la sanction décidée par la banque d’Algérie. Cette dernière, dans une correspondance adressée au ministre des Finances, celui de la reforme Bancaire et le P-DG du Trésor public, est considérée non responsable de cette situation quand bien même cela relève de son domaine de compétence. Pour sa part, le Trésor public accuse la banque d’Algérie de cette situation inédite et réclame les montants placés dans le marché monétaire. Jusqu’ à présent, l’opinion publique ignore toujours la nature des garanties présentées par la Banque Khalifa pour bénéficier des crédits au niveau du marché financier. Plusieurs parties se demandent comment des montants financiers peuvent être placer sans l’accord de la banque concernée, quelles sont les limites de la Banque d’Algérie et qui est responsable des opérations qui se pratiquent au sein du marché financier ? Des interrogations qui cherchent des réponses.
R.N.
