Des statistiques sécuritaires alarmantes

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l L’été 2007 est particulièrement rude, aussi bien sur le plan climatique que sécuritaire. Afin d’assurer le bon déroulement de la saison estivale, la sûreté de la wilaya d’Alger a lancé pour la quatrième fois consécutive depuis l’année 2004, les travaux du plan « Azur » consistant à maintenir une bonne couverture sécuritaire sur les biens et les personnes et plus précisément, les estivants et les touristes. Le plan vise principalement à combattre le crime, préserver l’ordre public, assurer la sécurité routière…etc. Les chiffres indiquent une croissance considérable des actes criminels depuis l’année 2004. On a enregistré, en effet, 2680 cas comptant 1610 cas d’étude, 200 cas de possession et de consommation de drogue (hallucinogènes, cannabis, psychotropes…etc.), 102 cas de vols, 76 cas de violence physique, 67 cas de possession illégale d’armes blanches.

En ce qui concerne la préservation de l’ordre public, 925 cas ont été enregistrés comptant 449 pour les marchands ambulants et 58 cas de disputes sur la voie publique. Quant à la sécurité routière, les services de sécurité ont enregistré 31885 délits de diverses catégories (200 DA, 300da, 800da et 1500 DA) où figurent : 344 délits de non possession du permis de conduire, 159 délits de non présentation de la carte crise, 307 délit d’arrêt en deuxième position, 7629 délits de stationnement interdit…etc.

D’autre part, on a enregistré 381 interventions policières sur les plages concernant les vols, les activités de commerce illicite, bagarres entre estivants…etc.

Les statistiques affirment certes la présence des forces de l’ordre dans cette saison connue depuis toujours en Algérie pour ses dépassements, ses accidents de voiture, ses crimes (mineurs ou moyens), mais elles indiquent, en outre, que le taux de criminalité, toutes catégories confondues, reste considérablement alarmant, notamment les accidents de la circulation qui connaissent une nette recrudescence dès que la saison des plages s’annonce.

Il est de toute première urgence, donc, de prévenir avant de guérir, de parer à toute éventualité au lieu de donner des statistiques aussi catastrophiques. La tâche ne concerne évidemment pas que les services de sécurité, mais aussi les citoyens.

L’été est, avant tout, une culture, un savoir-vivre et non une période de terreur, de mort et de catastrophes.

Sarah Haidar

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