Les pertes techniques et non techniques enregistrées annuellement par la Sonelgaz sont de l’ordre de 14% du chiffre d’affaires. Les pertes financières liées à la fraude, du fait des constructions illicites et les insuffisances constatées dans les relevés des compteurs ont un taux de 6% du CA par an, ce qui représente la somme de 4 à 5 milliards de dinars. Le taux des pertes techniques s’élève à 8% du CA chaque année. La conférence de presse organisée hier par le club de presse Energie au siège de la compagnie nationale Sonatrach, a porté, essentiellement, sur la présentation du bilan de Sonelgaz par son président-directeur général, Nordine Bouterfa, en présence du ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil. A cet effet, Chakib Khelil avait indiqué que les réformes dans le secteur de l’énergie ne sont pas suffisantes d’où l’utilité « d’accélérer la réforme bancaire, de la justice et notamment le système éducatif ». Car, dans le bilan présenté par M. Bouterfa, il est question de paramètres financiers et techniques ainsi que des paramètres relatifs à l’environnement ayant pénalisé l’entreprise dans les résultats enregistrés en 2004. » (…) le plan financier est marqué par un résultat brut consolidé du groupe (…) bénéficiaire de 14,5 milliards de dinars contre près de 23 milliards de dinars en 2003″, a-t-il déclaré. Pour M. Bouterfa, « cette baisse apparente » est due à une politique de transparence et un changement dans la gestion des provisions et une volonté d’inclure dans l’exercice les charges réellement constatées durant 2003 et d’éviter ainsi les reports sur les exercices antérieurs. Il citera, de ce fait, l’impact des pertes de changes et des provisions constituées sur les créances clients de l’ordre de 8,6 milliards de dinars. En revanche, sur le plan commercial, les ventes d’énergie ont enregistré une évolution de 3,9% en électricité pour une production en croissance de 5,8% et une puissance de 6,4%. Pour le gaz, on notera une forte croissance de 12,7% qui provient pour l’essentiel de la clientèle résidentielle qui se veut le corollaire de la politique de pénétration de gaz naturel appuyée par les pouvoirs publics. Sur le plan du développement, les dépenses d’investissements directs ont connu un bond exceptionnel avec un montant de 82 milliards de dinars où sont compris les prises de participations. Un montant en évolution de 32% par rapport à 2003. Enfin, la couverture financière de ce programme a été notamment assurée à hauteur de 40 milliards de dinars par moyens propres soit un taux de plus de 50% contre 42% en 2003.
Sabrina Bouras
