L’Opep sous pression

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La Bourse de Londres, a été marquée avant-hier par une hausse des cours du pétrole après une dégringolade, liée à la situation financière internationale, la semaine dernière. En effet, sur l’Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre prenait 1,22 dollar de plus, soit 71,61 dollars. Par contre, le baril de  » light sweet crude  » pour la même échéance a augmenté de 1,48 dollar, soit 72,95 dollars sur le New York Mercantile Exchange. En faisant une comparaison par rapport à la semaine dernière, les prix de l’or noir ont chuté de 7,4% à Londres, et 5,8% à New York. Une probable compression du crédit dans le monde, a ainsi contribué à la chute des prix dans divers marchés financiers mondiaux. Mais ces crises sont partiellement apaisées, affirment les agences de presse, et ce, par la large injection d’argent dans les circuits monétaires internationaux. Preuve en est, les dernières hausses.  » Le sentiment s’est nettement amélioré sur les marchés financiers après les sérieuses interventions des Banques centrales « , ont commenté les analystes, avant d’ajouter que les investisseurs sont revenus vers les fondamentaux, lesquels demeurent robustes. Deux semaines seulement après un record historique atteint à New York (à 78,77 dollars le baril), les experts en la matière, font remarquer que les fondamentaux n’ont pas aussi radicalement changé que pourrait le laisser croire la correction baissière des prix. Il convient de signaler que la demande mondiale demeure toujours forte, et l’offre toujours sous la menace de perturbations. La puissante Opep, qui se réunira le 11 septembre prochain à Vienne, est d’ores et déjà soumise à la pression des pays consommateurs qui voudrait la voir pomper plus de pétrole en anticipation d’une hausse de la demande au quatrième trimestre.

Mohand Ait Arezki

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