Un plan de sécurité draconien pour la capitale

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Ce plan est conçu afin de pallier toute éventualité de violence durant le mois de Ramadhan. Par le passé, des attentats terroristes meurtriers avaient secoué le quotidien des citoyens à travers beaucoup de régions du pays durant ce même mois. Ce plan prévoit une coopération entre les différents services de sécurité.  » Une réunion entre les corps de sécurité est prévue au début du mois de septembre pour arrêter un plan commun entre la police et la gendarmerie « , a déclaré une source généralement bien informée. Lors de cette réunion, les grandes lignes du plan seront discutées et elles se focaliseront sur le risque et la dégradation de la situation sécuritaire, notamment avec l’apparition des attentats suicide, a-t-on encore expliqué.

Un responsable du ministère de l’Intérieur a déclaré à la presse nationale que ce plan  » va mobiliser tous les corps de sécurité durant cette période « . Ce même responsable a ajouté que la proposition d’intégrer les éléments de la Gendarmerie dans les zones rurales et urbaines est en étude.

Ce nouveau plan sécuritaire prévu pour le mois sacré coïncide avec les dispositions prises dans le cadre du « Plan azur » et ce, durant la saison estivale dans les zones côtières du pays et qui prendra fin vers le début du mois prochain.

Pour sa part, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) compte revoir le nombre d’agents à 18 mille hommes, après un premier recrutement de deux mille agents de police dans la capitale durant le ramadhan, a révélé la même source, notre source a ajouté que « les rues, les places publiques ainsi que les marchés de la capitale seront passés au peigne fin par des agents en civil durant tout le mois et ce de jour comme de nuit « .

A titre de rappel, les hordes terroristes de l’ex-GSPC avaient menacée, durant le mois de Ramadhan de l’année passée, d’attentats meurtriers dans la capitale. Réagissant à ces menaces, les éléments de la DGSN avaient renforcé les dispositifs sécuritaires durant toute la période. Le dispositif mis en place l’année passée a donné ses fruits, aucun attentat n’a eu lieu dans l’Algérois.

Certaines informations font état de la présence de 16 mille policiers à Alger, ce nombre reste en decà des attentes d’un plan sécuritaire renforcé, si on le compare au nombre d’agents de police dans les capitales des pays voisins, d’une part et de l’autre la dotation de tous les centres urbains d’un dispositif policier renforcé demande beaucoup plus d’agents. De son côté le Commandement de la Gendarmerie compte mobiliser toutes ses troupes, notamment en ce qui concerne la détection d’explosifs et autres engins meurtriers avec l’apparition de nouvelles techniques d’investigation et l’introduction de chiens policiers dans les contrôles et les vérifications, afin, assurent-ils  » de permettre aux citoyens de passer dans la quiétude le mois de jeûne « .

Dans le même ordre d’idées, il est aussi prévu le renforcement de la sécurité autour et dans les hôtels, les entreprises publiques et privées en procédant à la vérification des clients, des passagers et autres personnes. Ces dispositions Seront adressées par courrier à toutes les institutions concernées et autres organismes, Sans oublier la Renforcement de ces mesures par un contrôle vidéo très sophistiqué déjà en place.

Par ailleurs, ce plan prévoit aussi la mise sous état d’alerte des établissements scolaires et l’appel à tous les directeurs d’école à plus de vigilance.

Le dispositif sécuritaire mis en place pour le mois sacré de l’année écoulée a enregistré des résultats positifs, ce qui incite les autorités compétentes à prendre en considération certains aspects du même dispositif. Le plan de l’année passée a permis à nos citoyens de passer le Ramadhan le plus serein depuis la décennie noire.

Mohamed Mouloudj

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