l Le professeur Rabah Stambouli a été assassiné dans un attentat terroriste dans la ville de Tizi-Ouzou. C’est donc hier que douze ans sont écoulés depuis cet assassinat. Un assassinat précédé par d’autres et auxquels succéderont bien d’autres. L’assassinat de Rabah Stambouli a surpris tout le monde dans la ville des Genêts, car cet homme humble était un fils du peuple lequel, en dépit de son niveau intellectuel élevé était resté simple. Un ami à lui demeurant à Tizi-Ouzou témoigne » Si Rabah ne connaissait pas les rencontres mondaines, les salons, les protocoles des « grands ». Son quotidien après le travail consistait à faire les commissions pour la maison, le marché, le boulanger, l’épicier du coin, s’attabler au café des sportifs avec des amis. Notre interlocuteur précise que le regretté Stambouli était doté de grandes qualités, une vie bien pleine consacrée aux siens et aux autres d’ici ou d’ailleurs.
Rabah Stambouli, dans les derniers moments de sa vie, signait une choronique dans un quotidien national. Il s’en est pris à maintes reprises à l’école algérienne sinistrée et il a condamné la médiocrité des responsables et des programmes d’enseignement;
Stambouli était aussi professeur et proviseur de lycée. L’ami de Stambouli nous précisera que celui-ci fut également joueur et dirigeant de la JSK historique et membre du groupe scout de Tizi-Ouzou, membre de l’OCFLN Rabah Stambouli a fait la Sorbonne.
Il a été tué de 3 balles dans le dos par des jeunes qui avaient l’âge de ses enfants ou de ses élèves.
Aomar Mohellebi
