Ahrik boudé par les transporteurs

l Les usagers de la route d’Ahrik, dix kilomètres au sud-est de la commune de Melbou, ne décolèrent pas, face à l’attitude des transporteurs privés qui refusent et dans l’indifférence totale des autorités, de desservir ce village qui demeure complètement ignoré, laissant ainsi les riverains faire la « trotte » à pied.

L’état de ladite route, qui a connu sa première opération de revêtement en 2001, continue de connaître une dégradation « grave » et au vu au su des autorités.

« Crevasses, nids-de-poule, fuites d’eau récurrentes, destructions préméditées par certains inconscients, absences de caniveaux sont, entre autres, les principales causes de la détérioration de ladite route », nous a affirmé un citoyen de la localité.

Les transporteurs se disent intransigeants quant à leur décision de « boycotter » cette ligne.

« Ce tronçon est devenu une véritable piste. Nous courons le risque, à la limite, de laisser notre suspension et les prix pratiqués pour les transports ne pourraient amortir les dégâts et les éventuelles pannes », nous dira l’un d’eux. Qui a tort et qui a raison ?

De toute manière, faudra-t-il une autre démonstration de rue pour que les responsables se rendent compte enfin qu’en 2007 des populations continuent à souffrir le martyre dans l’indifférence totale ?

Rabah Zerrouk