Malgré toutes les mesures prises par les services de l’agriculture afin de réduire au maximum les surfaces consacrées à la plantation de la pastèque, en raison du fort débit d’eau qu’elle exige, ce fruit est abondamment présent sur les étals des magasins.
Les décisions portant sur l’incitation des agriculteurs à cultiver des produits de premières nécessités, tels que la pomme de terre et les céréales n’ont pas été suivies en milieu paysan, les semences des cultures que la tutelle a voulu encourager ayant atteint des prix inabordables.
L’exemple de ce paysan d’Aomar qui avait pour habitude de ne rater aucune saison de pomme de terre, mais qui a tout de même opté pour un investissement de la pastèque, informe sur l’éloignement des producteurs des produits stratégiques.
En raison, dira le paysan cité, « de la bonne pluviométrie enregistrée par la région et du peu de frais que représente la réalisation d’une plantation de pastèques par rapport à celles dites stratégiques ». A juste titre, le paysan fait ses calculs et voit un moyen de s’en sortir. Il s’en fout éperdumment que tel produit soit classé stratégique. Au sujet des mesures de sauvegarde des eaux souterraines, notre paysan ajoutera : « Nous savons que nous causons des dégâts aux nappes en produisant de la pastèque, mais voyez où en sont les prix des moyens de production des autres cultures ».
A. Chérif
