45 dinars pour le point indiciaire et 17 catégories

L’évènement qui a marqué le début de mois en cours la scène politico-économique algérienne, et qui a fait les choux gras de toute la presse nationale, est, sans aucun doute, l’augmentation des salaires des travailleurs de la Fonction publique.

Annoncée, en grande pompe par la dernière bipartite (UGTA- gouvernement), celle-ci sera mise en application, dés janvier prochain, et ce en vertu de cinq décrets adopté mercredi par le Conseil de gouvernement.

D’emblée, le ministre de la Communication a indiqué, dans la désormais traditionnelle conférence de presse à l’issue de chaque Conseil du gouvernement, que ces augmentations sont très significatures. En chiffre, cette nouvelle grille, pourrait s’élever à plus de 56%. Karim Djoudi, premier argentier du pays, qui était aux côtés de Boukerzaza, a fait savoir que la décision d’augmenter les salaires, a nécessité pas moins de 166 milliards de dinars. Le point le plus marquant de cette nouvelle procédure, est, sans risque de se tromper, l’unification du point indiciaire.  » Les augmentations prévues dans le cadre de cette nouvelle grille varieront de 1% à 56%  » avait déclaré Karim Djoudi. Fixé désormais, à 45 DA, le nouveau point indiciaire vient remplacer les 78 points déjà existants dans les précédents textes, estimés, pour mémoire, entre 12 et 30 DA. Pour ce qui est des catégories, la nouvelle législature a changé le nombre de celles-ci, en la réduisant du 20 à 17. Elles sont réparties sur quatre groupes.  » Il y aura désormais 17 catégories de salariés, au lieu de 20, avec 4 piliers différents  » avait indiqué le SG de la Centrale syndicale, qui précise d’ailleurs que, ce texte prévoit 12 échelons au lieu de 10, en sus de 7 subdivisions hors catégories.

Les dernières statistiques ont estimé que le nombre de travailleurs de la Fonction publique (FP) dépasse largement 1,5 million.

Un nombre, il faut le dire, difficile à gérer. Dans cette logique, la nouvelle grille des salaires vient à point nommé alléger, un tant soit peu la gestion de tous les salariés. Le chef de gouvernement avait signalé lors de ladite rencontre que  » la nouvelle grille des salaires des fonctionnaires prévoit une progression indiciaire verticale pour le passage d’un grade à un autre et horizontale pour la gestion du déroulement des carrières entre le 1er et le 12ème échelon dans chaque catégorie.  » Sur un autre registre, le texte en question a pris en considération les critères ayant trait au niveau de qualification. En d’autres termes, les 17 catégories ont été élaborées en fonction du niveau d’instruction des travailleurs. A titre indicatif, celui qui possède un niveau de licence en enseignement supérieur, sera classé à la catégorie 11 et ainsi de suite. En effet, les 17 catégories de classement, en sus des 7 subdivisions hors catégories, ont été, divisées sur quatre groupes. Il s’agit de conception, application, maîtrise et exécution. Le groupe A, qui est chargé de la conception, va, à présent regrouper, lui seul, la 11ème catégorie à la 17ème. Le groupe B, dit d’application, englobera les catégories 9 et 10.

Le groupe C, dénommé maîtrise, réunira les catégories 7 et 8. En fin tous les salariés classés entre la première et la sixième catégorie, seront rassemblés dans le dernier groupe D, où se trouve le thème l’exécution. Tout compte fait, un fonctionnaire, licencié, se classant dans la catégorie A, va se voir octroyé un salaire de base dépassant 22 000 DA, soit 22419 DA. Avec un tel salaire de base, à cela s’ajoute tout les éléments d’une paye (les primes, indemnités…), ce fonctiopnnaire touchera 35 856 DA. Il est à signaler que ces chiffres ont été publiés en exclusivité par notre confrère arabophone El Khabar, dans son édition de jeudi passé.

Salah Benreguia.