Bras de fer entre l’APC et l’ex-gérant du cinéma « Le Mizrana »

l A l’instar de la plupart des villes du pays, la ville de Tigzirt souffre du manque d’infrastructures pour abriter des manifestations culturelles.

Si la population a doublé durant ces dernières vingt années, les moyens qui peuvent permettre à cette dernière de s’exprimer et de s’épanouir restent insuffisants. Pis encore, les infrastructures existantes sont dans un piteux état et délaissées au grand dame des citoyens condamnés à la monotomie et au vide culturel.

Parmi ces infrastructures, l’on cite la salle de cinéma « Le Mizrana » qui a été réalisé durant les années 70.

En plus de son rôle depuis sa création, diffuser des films — cette structure, qui se situe au centre-ville, est un lieu où des activités culturelles et politiques, à l’exemple de galas artistiques, de meetings et de nombreuses conférences sont organisées.

Tout comme les autres salles de cinéma du pays, elle a sombré dans la déchéance et la dégradation, en dépit d’une concession, faite par un particulier en vue de la gérer. Pour la réhabiliter, la Direction de la culture de Tizi-Ouzou a débloqué une somme de 500 millions de centimes pour un projet dont les travaux ont été achevés depuis le début de l’été, mais la salle reste toujours fermée à toute activité.

Pour cause, un bras de fer engagé entre l’APC et l’ex-gérant qui réclame à ce qu’on lui renouvelle le contrat de gestion. Or, l’APC refuse cette demande et un responsable nous a déclaré qu’il a été décidé que sa gestion se fasse par l’APC elle-même.

L’affaire est actuellement entre les mains de la justice. Pour toute concession, le maire réclame à ce que l’ex-gérant fasse face aux frais de sa réhabilitation.

Ce même responsable a exprimé sa volonté de mettre cette salle gracieusement au service du mouvement associatif en vue de l’organisation de différentes manifestations culturelles.

Par ailleurs, nous apprenons qu’en plus de cette salle, le centre culturel de la ville a lui aussi bénéficié d’un petit projet de réhabilitation.

Mourad Hammani