S.O.S lycée en détresse

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l Triste fut la rentrée scolaire au niveau du lycée Si Hacène-Outaleb. Ni proviseur, ni intendant, le lycée ouvre ses portes sur l’incertitude.

En effet, l’établissement donne, l’impression effroyable d’être livré à lui-même. Les lycéens affichent des mines grises. Ils voyaient impuissants, l’emblème national pleurer le chahid si Hacène Outaleb dont l’établissement porte de plus en plus mal le nom. La levée du drapeau fut hâtive et en l’absence de l’association des parents d’élèves.

N’était-ce la présence du président de l’APC, Nacer Tabeche, les lycéens susciteraient le sentiment d’être livrés à eux-mêmes.

Cette situation n’est nullement le fait du hasard. Dans le rapport remis à M. le wali, à l’occasion de sa visite du travail effectuée le 14 mai 2006 au niveau de la daïra d’Ath Yenni, est déploré “l’instabilité chronique au niveau du poste de proviseur”. Ainsi, chaque année “nous avons droit à un nouveau proviseur stagiaire qui quitte l’établissement aussitôt la titularisation acquise”, exception faite pour le proviseur sortant qui est resté 28 mois seulement. Le même rapport porte à la connaissance de M. le wali “cette instabilité est aussi à l’origine de beaucoup de retard des réalisations engagées au niveau du lycée, entre autre… L’extension” et les rédacteurs du rapport de montrer leur étonnamment “nous ne comprenons pas par quel miracle un projet de réalisation d’un ensemble pédagogique a été transformé en internat”. Se faisant ils n’omettent pas de reconnaître “ que la direction de l’éducation est habilitée mieux que quiconque pour arrêter les besoins en matière de réalisations, mais la demande est entérinée lors de la visite de M. le ministre de l’Habitat en compagnie de M. le wali, porté sur les réalisations de salles de classes, de laboratoires, d’une bibliothèque, d’une salle de professeurs et la réinstallation de l’internat dans les anciens locaux”. Cependant, la réalisation de ce projet est restée un vœu pieu. Pis, le lycée est transformé en chantier permanent accumulant retard sur retard.

Triste traitement à un établissement centenaire qui a vu défiler des intellectuels de renommée mondiale à l’exemple du Pr Mohamed Arkoun, des cadres de la nation à l’image de M. Smail Mahroug et des athlètes qui ont porté aux nues les couleurs de l’emblème national à l’instar de M. Lamdjadani, le handalleur.

Il est à noter l’absence des élèves des classes terminales induites par la vacance du poste de proviseur.

Une certitude, nos enfants méritent une prise en charge à la hauteur de leurs aspirations.

B. T.

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