Les prix des fruits et légumes lesquels connaissent une flambée excessive depuis quelques temps déjà, stagnent durant ces premiers jours du mois de carême. Ils demeurent en effet, inaccessibles pour les petites bourses. A Fréha, en tous cas, les carottes, tomates, pommes de terre et autres concombres et betteraves étaient affichés hier au même prix unitaire de 50 DA/le kilo. La laitue et le haricot étaient quant à eux cédés à 70 DA. Des prix en somme loin d’être à la portée de tout le monde. « Sincèrement, je ne peux pas me permettre la folie de remplir mon couffin », nous dira en substance un citoyen de la localité de Fréha. Pour le commun des consommateurs, certains légumes, sans parler des fruits, sont devenus un luxe inaccessibles. De ce fait, on se limite à l’essentiel, soit les légumes sans lesquels la ménagère ne peut pas préparer grand-chose pour le ftour. Dans ce registre, la pomme de terre vient en tête. Celle-ci demeure en effet, inévitable en cuisine, en conséquence, on doit faire l’effort d’en acheter malgré sa cherté. Une cherté qui touche même la fameuse pomme de terre qui laisse vraiment à désirer, et ce, de l’avis de plus d’un. Celle-ci qui a inondé le marché des fruits et légumes à Fréha, est cédée à 35 DA/kg. Un prix qui reste en effet élevé. « Avec seulement 15 DA de différence, je préfère acheter le produit local, au moins avec notre pomme de terre on est sûr d’avoir la qualité », remarque un des citoyens. L’on se demande d’ailleurs, pourquoi avoir importé ces pommes de terre puisque cela n’a nullement influencé sur les prix de ce légume, dit de première nécessité. Connu en somme pour être le mois des flambées des prix, le ramadhan de cette année encore, est bien parti pour ne pas faillir à la tradition. Une épreuve que les bourses doivent affronter quoique l’on fasse. L’importation de pommes de terre a peut-être contribué à maintenir ce légume au prix auquel l’Algérien s’est habitué mais de là à s’attendre à une baisse sensible de son prix, il faut patienter encore un peu.
M. O. B.
