85 000 aides pour les élèves démunis

Les rentrées sociale et scolaire ont eu lieu respectivement le premier et le quinze de ce mois en dépit d’un été qui persiste à s’allonger et après une trêve de trois mois. Entre une rentrée coûteuse, en raison de la cherté des affaires scolaires et un ramadhan fort dispendieux, les petites bourses seront contraintes et forcées, non seulement de se vider mais parfois d’emprunter pour se sustenter, tout du moins pendant ce mois sacré où des mets ignorés le reste de l’année sont mijotés.

Devant les étals des marchands et autres commerçants, ce n’est pas la grande joie pour les parents qui frimaient le plus souvent face à la demande de leurs progénitures. Quant aux écoliers, le bonheur de retrouver les amis et collègues n’a d’égal que la triste mine des petites bourses ruinées. Chez les écoliers, c’est la grande joie. A peine ces derniers ont-ils regagné les bancs des écoles que, les voilà, munis de leur fameuse liste d’articles scolaires, à faire le tour des libraires pour revenir les bras chargées. Le trousseau scolaire pour un élève du primaire revient, selon un libraire, entre 800 et 900 DA, si ce n’est plus… Pour celui d’un collégien, les parents sont forcés de doubler le prix en raison de la cherté des affaires et du nombre des matières qu’il faut satisfaire. Un petit tour chez les libraires nous renseigne sur le désarroi des pères dont le pouvoir d’achat a dégringolé. L’autre problème auquel sont confrontés les parents reste la cherté des manuels scolaires lesquels demeurent inaccessibles malgré leur disponibilité en grande quantité. Les chiffres donnent le tournis à plus d’un. Un lot de manuels scolaires de la première année primaire revient à 1 110 DA et près de 1 520DA pour la troisième année du même palier. Pour les élèves du moyen, les prix des manuels scolaires qui étaient disponible avant la rentrée se situent entre 2 422DA pour ceux de la deuxième année, 2 385DA la troisième année moyenne et 2400DA la quatrième année contre 160 à 330 DA pour un seul livre de terminale. Accablées par tant de dépenses, les petites bourses estiment que les prix des articles scolaires comparativement à l’année passée ont connu une augmentation tout comme c’est le cas pour les produits alimentaires. Sans trop creuser la question, un libraire nous invite à faire les calculs pour un père dont la progéniture serait nombreuse. Un trousseau scolaire pour quatre enfants du primaire dépasserait largement les 4 000 à 5 000 DA, dira notre interlocuteur. Pour rendre le livre scolaire plus accessible aux élèves de tous les paliers, la Direction de l’éducation de la wilaya de Béjaïa a fait un geste louable envers les enfants issus des familles démunies et ce, en leur octroyant des aides 5 16 953 livres scolaires seront distribués gratuitement au enfants nécessiteux et à ceux des enseignants. Au terme des préparatifs pour cette rentrée, le secteur de l’éducation de la wilaya devait réceptionner plusieurs nouvelles structures pour accueillir les 213 100 élèves inscrits dans les trois paliers répartis comme suit : 102 905 au primaire, 758 85 du second palier et 34 310 lycées. Plusieurs communes de la wilaya ont bénéficié de nouvelles écoles primaires, au moment où d’autres établissements ont subi d’importantes réfections. Dans ce sens, l’on apprend auprès du secrétaire général de la Direction de l’éducation, Ali Azzoug, qu’au niveau du premier palier, la wilaya aurait bénéficié de cinq groupes scolaires de 52 classes dont deux écoles ont été réceptionnées à Aghbala, Benidjellil et M’cisna. Pour les 25 classes des différentes écoles situées à Darguina, Aghbala et M’Cisna qui subiront une extension, elles seront réceptionnées incessamment, soit vers le mois d’octobre prochain.

Pour mettre un terme aux problèmes des cantine scolaires et internats, notre interlocuteur ajoutera que le secteur a également bénéficié de 10 cantines scolaires dont six ont été réceptionnées dès cette rentrée dans les communes de Chemini, Marj Ouamane, Ighil Oubarouak, Tazmalt, Boukhlifa et Kherata.

La wilaya a également bénéficié de cinq nouveaux CEM implantés dont deux ont ouverts dès samedi 15 de ce mois à Béjaïa-ville et à Sidi Aïch, au moment où les travaux se poursuivent pour la réalisation de autres établissements au niveau de Ouzellaguen et Taskariout.

F. Lahiani