Après l’explosion du transformateur électrique survenu en fin de la semaine passée, les comités du village se sont réunis pour examiner la situation et étudier les suites à donner à ce dramatique accident.
Les comités après avoir salué le courage de la jeunesse du village qui a fait face audacieusement au danger, en maîtrisant notamment avec des moyens de fortune, l’incendie qui s’est propagé, ont pris acte de la célérité qui a caractérisé la prise en charge de ce drame par le P/APC, Sonelgaz et la Protection de Sidi Aich.
Comment un tel accident a-t-il pu se produire? Qui en est responsable ? Comment éviter qu’un tel drame ne se reproduise ? Autant d’interrogations largement discutées par les responsables des comités qui d’un commun écho ont conclu à un « plus jamais ça ! ».
Le transformateur électrique placé sur un pylône en béton situé tout prés de l’école primaire du village s’avère un véritable danger et un engin meurtrier qui pourrait un jour provoquer l’irréparable ! Déjà dans le passé, les comités du village ainsi que l’association des parents d’élèves ont attiré plusieurs fois l’attention des responsables quant aux conséquences fâcheuses que peut occasionner ce transformateur qui laisse dégager une huile douteuse que certains disent être de l’Askarel, et, surtout, impuissant à alimenter tout le village vu l’importance de la population.
Mais ce cri d’alarme a été peu ou prou entendu et le résultat est l’explosion de jeudi dernier.
Conscients de la gravité de la situation, les comités sont unanimes à ce que les problèmes liés à l’électricité soient, cette fois-ci, sérieusement pris en charge par les autorités compétentes.
Changement d’un transformateur plus puissant avec construction d’un poste maçonné, réfection de tout le réseau électrique du village en fils torsadés, changement des poteaux en bois datant des années soixante-dix pouvant s’écouler à tout moment ; tels sont les principales revendications que les comités ont décidé de transmettre par écrit à toutes les autorités de la wilaya.
« Informer, tout un chacun, doit prendre ses responsabilités en cas de survenue d’un autre drame », nous déclare un des responsables.
Boualem B.
