Nul besoin de rappeler le discours des pseudo-révolutionnaires, qui excellent en matière de faire des théories de crises, leur cheval de bataille, pour s’apercevoir que le pouvoir d’achat des ménages a subi une sérieuse érosion. Il suffit de quelques virées dans les marchés de la ville pour se rendre compte des difficultés du citoyen lequel a du mal à faire face à ses besoins durant ce ramadhan. Devant cette conjoncture où ramadhan et rentrée scolaire coïncident, les familles béjaouies ont à gérer avec parcimonie leurs budgets. Pour preuve, les bousculades coutumières dans les marchés de fruits et légumes ne sont pas au rendez-vous cette année. Cela n’a qu’une seule justification : la cherté ! Le citoyen est toujours reste nostalgique du gros couffin bien rempli. Les marchands de fruits et légumes affichent sur leurs étals, la pomme de terre 60 DA, haricots verts 65 DA, la carotte 55 DA, concombre 70 DA, la courgette 60 DA, la tomate 35 DA, le poivron 40 DA, la salade verte 60 DA et l’oignon 30 DA. Rassurées par le discours « pédagogique » tenu par le Premier ministre lors de sa dernière conférence de presse, les petites bourses sont impatientes de voir et/ou de constater une nette baisse des prix des produits alimentaires de large consommation. « Ils nous ont promis une pomme de terre à 30 DA, c’est le double qui s’affiche », nous dira une dame rencontrée au marché couvert d’El Khemis. Le mois sacré cette année, n’a certes pas enregistré une envolée des prix, mais ces derniers restent toutefois encore au dessus de la norme pour les ménages à faible et moyen revenus. Côté viandes et fruits, il est à relever que peu de citoyens osent y jeter un regard. 700 DA pour la viande ovine et 550 DA pour la bovine. Les prix des raisins oscillent entre 60 et 180 DA le kilo. Au demeurant, la rentrée sociale, coïncidant avec deux évènements majeurs dans la vie des ménages algériens, à savoir ramadhan et rentrée scolaire, a induit de nouveaux comportements. A ce titre, les achats se limitent au strict nécessaire, avec des dépenses au compte-gouttes où les ingrédients ramadhanesques sont quasi-inexistants dans les couffins des citoyens. La rentrée des classes aurait vraisemblablement grevé sérieusement les budgets des familles.
D. S.
