Ecole primaire en grève

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Le personnel de l’école primaire n’Aït Djoudi-Amar de Djemaâ Saharidj, anciennement école de filles, a décidé de se mettre en grève à partir de ce 17 septembre pour dénoncer non seulement la situation qui sévit dans cet établissement et qui met en péril la santé des écoliers en raison des odeurs nauséabondes se dégageant d’un égout à l’intérieur même de l’école, mais aussi pour la gestion des logements de l’établissement, logements squattés par des extras de l’éducation ainsi que des retraités de l’éducation ou demeurant fermés tandis que certains enseignants espèrent vainement un logement de fonction pour ne plus devoir habiter une masure ou louer chez des particuliers. Les “indus-occupants” disposent de logements personnels parfois même de villas et le personnel ne peut donc comprendre que cette situation perdure en dépit de leurs multiples réclamations, chose que les autorités communales se refusent à prendre en charge… surtout à la veille d’une campagne électorale (!). En outre, juste à l’entrée de l’établissement, à côté d’une fontaine publique, contre le mur d’enceinte de l’établissement lui-même, face au portail qui demeure le point de passage obligé de tous les enfants (et celui des parents et des visiteurs !) qui fréquentent cette école primaire, des détritus à ciel ouvert continuent de répandre leurs odeurs fétides servant de “réservoir nutritionnel” à tous les rats du voisinage qui s’en donnent à cœur joie. La tutelle contactée ne peut que constater cette situation préjudiciable à l’environnement en général et à la santé des écoliers en particulier. Les autorités communales ont procédé, pour le moment, à l’entretien de l’égout en question mais la décharge continue d’attendre, alors qu’aucune mesure n’est prise pour restituer à la famille éducative les logements professionnels attribués abusivement et injustement à ceux qui n’en ont certainement pas besoin, puisqu’ils habitent… ailleurs, les portes de ces logements demeurant fermés, certains depuis belle lurette. Cette situation aberrante à plus d’un titre, ne date pas d’aujourd’hui, puisque, pratiquement, ces logements font l’objet d’une surenchère lors de chaque rentrée scolaire sans qu’une solution ne soit finalement apportée. De là à déclarer qu’il y aurait une manipulation quelque part, il n’y a qu’un pas que la campagne électorale justifierait aux yeux de ceux qui ne veulent pas assumer les responsabilités qui leur incombent de par leur fonction ou leur mandat. C’est ainsi que les enfants se retrouvent malheureusement otages d’une situation à laquelle ils ne comprennent rien et qui met en péril leur scolarité à court tenne et leur propre avenir à long terme. Il faudrait rappeler que la décharge jouxtant cette école primaire est alimentée par ceux-là mêmes, qui envoient leurs enfants dans ces lieux. Ont-ils pensé à la santé de leur progéniture ?

Sofiane Mecherri

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