l Ils se comptent par dizaines, ces ménages retenus dans le cadre du programme AADL qui traîne en longueur toujours et malheureusement dans ses différents chantiers. En effet, il est utile de souligner que les bénéficiaires issus de Maâtkas seraient éparpillés à travers plusieurs sites d’implantation, à savoir Oued Failli, Draâ Ben Khedda, Tadmaït… car aucun projet de ce genre n’a été entamé au niveau du territoire de la circonscription, pour absence d’assiettes foncières adéquates et pouvant contenir ce genre d’infrastructures immobilières.
Pour l’heure, tous les regards restent donc dirigés vers ces chantiers et l’impatience qui se lit sur les mines des futurs bénéficiaires, est d’autant plus intense et légitime, car une bonne partie d’entre eux ne disposent pas de logements décents. Par ailleurs, il convient de préciser que les deux communes de Maâtkas (Souk El Tenine et Maâtkas) demeurent parmi les parents pauvres dans la répartition des logements sociaux, pour la simple raison que leur relief montagneux ne permet pas une dotation conséquente et une urbanisation rationnelle.
Heureusement que dans la foulée, le programme quinquennal d’aide à l’habitat rural est tombé à point nommé de par le nombre important de bénéficiaires qui se comptent par centaines. Seul fausse note à retenir, c’est incontestablement toutes ces lenteurs bureaucratiques qui sont signalées particulièrement au niveau de la CNL (pour les mises en attentes, les vérifications sur le Fichier national du logement, l’établissement des chèques), mais aussi au niveau de certaines banques qui ne disposent pas souvent de liquidités pour faire face à l’afflux des bénéficiaires.
Idir Lounès
