Il ne fait pas bon d’y vivre

Cette localité située sur les hauteurs de la commune de Souk El Tenine dans la wilaya de Bgayet vit, il faut bien le souligner, des moments difficiles malgré la bonne volonté des citoyens et de leur association. En effet, lors de notre visite à Aït Ihmed, nous avons constaté de visu que beaucoup reste à faire, ceci pour ne pas dire que rien n’a été entrepris par l’APC. La piste menant d’Aït Ihmed à Aït Bouchrit et qui revêt une importance capitale pour tous les habitants de la périphérie se trouve dans un état de dégradation avancée par des glissements de terrain qui menacent certaines maisons. Selon M. Kemmouche président d’association de quartier « Une enveloppe de 200 millions de centimes a été allouée pour l’aménagement de cette infrastructure dans le cadre des PCD 2005, et l’argent a été détourné vers d’autres sites ». Aussi, nous avons appris de notre interlocuteur qu’un projet de goudronnage de troisième piste d’une distance de 1,5 km a été approuvé et a été même confié à une entreprise. « Cette fois, nous disposons d’une liste de signataires transmise aux autorités afin d’éviter tout détournement pour un autre site » ajoutera M. Kemmouche. Cette même région souffre également d’un manque flagrant de développement local tels l’assainissement, l’éclairage public (malgré que toutes les conditions soient réunies), l’absence de passage de camions poubelles et de ramassage scolaire. La fameuse école construite et laissée à l’abandon deux années durant pour nombre insuffisant d’élèves se trouve justement à Aït Ihmed et la population par le biais de leur président d’association souhaiterait à ce que l’établissement soit aménagé en CFPA. « Ceci permettra au moins aux jeunes des villages environnants de subir une formation », précisera le premier responsable de l’association. Enfin, il a été relevé un manque d’énergie dû à l’installation d’un nouveau transformateur par la Sonelgaz et qui reste malheureusement défaillant. Les habitants d’Aït Ihmed souffrent également d’un manque d’eau. « Nous n’avons droit qu’à deux heures par jour et pourtant la matière ne manque pas », clôturera notre interlocuteur. Bref, le développement local initié par le président de la République est d’une importance sans limite pour ces régions et Aït Ihmed en est un exemple vivant. La balle est dans le camp des instances concernées.

A. Nabet