La première question que nous lui avons posée est celle qui revient ces jours-ci concernant l’utilisation des joueurs lors des rencontres. Jusque là les résultats plaident pour l’équipe, mais certains parmi les éléments qui n’ont pas encore eu la chance de jouer ou peu utilisés à l’image de Bengorine et Herkat n’ont pas hésité à afficher leur mécontentement, mais Saïb a été très clair dans sa réponse : «Vous savez, quand j’ai pris l’équipe en main, j’ai averti tout le monde qu’il n’ y a pas de joueurs titulaires ou de remplaçants éternels et j’étais clair là dessus.
D’ailleurs après le match face à l’USMA, j’ai dit aux joueurs que celui qui ne veut pas être remplaçant dorénavant qu’il me le dise tout de suite et à ma connaissance personne n’a branché. Mais au fil des matches, certains éléments ne semblent pas satisfaits. Cela dit, je dois encore discuter avec eux, pour leur dire que je ne suis pas disposé à déroger à mes principes. Je suis là pour le bien de la JSK et je fais ce qui semble être le mieux pour bien servir ce club, Au risque de me répéter, en ce qui me concerne, je suis là pour l’intérêt de la JSK. Ma carrière est derrière moi, tant sur le plan sportif que matériel et Dieu merci, je n’ai pas à me plaindre. Parmi les joueurs en place, je connais à peine un ou deux avec lesquels j’ai joué, donc je n’ai pas de préférence pour tel ou tel joueur. Tout le monde est sur un même pied d’égalité et soumis à la même concurrence.
Maintenant celui qui ne se retrouve pas, je lui dirai que personne ne le retient pour partir, les portes sont grandes ouvertes. Dans un premier temps, dans le souci de garder le groupe ensemble pour chaque regroupement, j’ai pour habitude de retenir 20 joueurs, mais à partir de maintenant, la liste sera arrêtée à dix huit».
«Pour celui qui n’adhère pas à la discipline du groupe, les portes sont ouvertes»
Voulant savoir si Moussa Saïb est irrité par cette montée au créneau de certains joueurs qui se considèrent lésés et quelles sont les décisions qu’il compte prendre en cas de récidive, l’ex-capitaine des Verts rétorque : «Il y a vraiment de quoi être en colère quand on voit ce genre de réaction alors que tout le monde devrait être content après un succès. Si à la limite Bensaïd ou Amaouche qui auraient manifesté leurs mécontentements, j’aurai compris. Ce sont deux joueurs qui ont confirmé. Bensaïd qui a marqué par deux fois n’a joué que deux mi-temps et Amaouche qui a inscrit un but à Annaba, un autre à Bejaïa et qui était aussi derrière le troisième but face à l’OMR et ils n’ont rien dit.
J’ai instauré une méthode de travail et je pense que jusque-là, elle a apporté ses fruits sur le terrain. J’ai fait des choix et Dieu merci je ne m’étais pas trompé puisque les résultats ont suivi, donc je ne comprends pas l’attitude de certains joueurs qui se considèrent après une victoire, comme lésés, c’est de l’égoïsme. Pour moi, ce sont des joueurs qui pensent à leur carrière et non à l’équipe. Encore une fois, je ferai un effort pour rappeler à ces derniers qu’il n’est pas question de déroger à mes principes et que la prochaine fois où je constaterai de tels comportements, des sanctions seront prises. Maintenant si quelqu’un n’est pas satisfait de la méthode instaurée et qu’il n’est pas prêt à adhérer à la discipline du groupe, les portes sont ouvertes».
Entretien réalisé par S. Klari
