Collecte de sang, après le f’tour

Le manque de sang dans les banques des hôpitaux a conduit la direction du secteur sanitaire d’Ain El Hammam, en collaboration avec les autorités locales et religieuses, à aller vers les donneurs, en cette soirée du jeudi. Un appel a été lancé depuis deux jours au niveau de la mosquée où l’imam avait expliqué aux fidèles toute la portée du geste du don du sang.

Peu de temps après le f’tour, les gens de tous âges et particulièrement des jeunes, en grand nombre, commençaient à affluer vers le camion clino mobile, stationné devant la mosquée. Six infirmiers et un médecin hématologue ainsi que le staff dirigeant de l’hôpital étaient mobilisés pour les accueillir, dans de bonnes conditions. Durant les deux premières heures, seize pochettes de 450 millilitres chacune ont été remplies et mises au frigo. Après la prière, beaucoup de volontaires se sont présentés chez le médecin qui ne consent à « piquer » les donneurs qu’après une consultation et un questionnaire minutieux. D’ailleurs plusieurs volontaires âgés ou de santé fragile ont été refusés. C’est dire tout le sérieux qui a entouré cette collecte qui a atteint vingt-et-une pochettes vers onze heures. Cette quantité représente le stock de la banque de sang de l’hôpital qui doit faire face aux besoins des malades surtout que le bloc opératoire vient de reprendre du service, après un arrêt d’un mois.

Habituellement, le sang qui ne doit pas être conservé plus de trente cinq jours, provient des parents de malades à qui on fait appel, en fonction des besoins et de certains donneurs qui se présentent périodiquement à l’hôpital. Ces derniers, des habitués, ne dépassent pas la dizaine, un nombre relativement bas, surtout si l’on prend en compte le besoin en groupes rares, tels le AB négatif et le O négatif. Notons l’intérêt manifesté par les nombreux curieux qui se sont approchés des ambulances et qui ont émis le vœu de voir cette noble tâche, se renouveler souvent.

Nacer B.