Emboîtant le pas aux prix des produits alimentaires, les frais pour les divers examens qui se dérouleront en 2008, viennent d’être revus à la hausse. Ce qui n’était que rumeur colportée par les élèves, a finalement été confirmée par les directeurs de lycées et de CEM qui nous ont affirmé avoir reçu des notes ministérielles, allant dans ce sens. L’examen du baccalauréat est lui, « taxé » suivant trois catégories. Ainsi, les candidats scolarisés paieront mille cinq cent (1500,00) dinars au lieu de mille (1000,00) dont ils se sont acquittés lors de leur inscription, en début d’année. Ils vont de ce fait régler la différence au grand désarroi de leur parents qui croyaient en avoir fini avec la rentrée scolaire. La deuxième catégorie, ce sont les candidats libres à qui, il ne faut pas seulement du courage mais aussi se saigner pour prétendre au sésame, pouvant ouvrir les portes de l’université. Leur participation s’élève désormais à trois mille (3000) dinars. Vient enfin, la troisième catégorie qui n’est pas plus nantie que les premières mais semble plus lésée. Il s’agit en fait des candidats qui passent deux ou trois fois, voire plus, le baccalauréat. Si certains le faisaient par le passé pour bénéficier de plusieurs bourses universitaires, d’autres le font pour essayer de décrocher une meilleure moyenne. Ce sont généralement des étudiants qui n’ont pas été satisfaits par l’orientation qu’on leur a imposée et espère, grâce à un autre bac, suivre des études dans la filière de leur choix. Ceux-là doivent payer leur droit à l’examen cinq mille (5000,00) dinars.
Les élèves de terminale ne sont pas les seuls à « payer » cher, le droit à l’examen, puisque leurs camarades de CEM sont logés à la même enseigne. En effet, dans un CEM de la région, on nous informe que les frais de l’examen du BEM, viennent d’être portés à mille (1000) dinars au lieu des huit cent dinars habituels. Avec toutes les dépenses en fournitures scolaires et livres, les pères de famille, ne s’attendaient vraiment pas à ce que ce soit l’Etat qui s’en mêle pour leur donner le coup de grâce, juste au moment où ils ne cessent de crier leur détresse à qui veut bien les entendre. En tous cas, voilà une augmentation qu’on ne pourra pas justifier par la spéculation.
Nacer B.
