Depuis l’avènement de la ‘’démoctature’’, Lbachir incarne le multipartisme à lui tout seul. En 1980, au moment où les Ait R’gad qqaren-as ‘’tamazight di lakul’’, lui, tugh-it d azger actif di l’unja. Tikwal même di l’unfa. En 88, il organise la plus grande marche spontanée à Ait R’gad pour contrecarrer la révolution Stan Smith d’octobre. Ce qui, d’ailleurs le propulsera, à la tête de la célèbre kasma de Tizi n Lehram, chef-lieu de la commune. Il y restera près d’une année, avant de rejoindre, faute de mieux et sans état d’âme, l’incontournable et généreux FFCD. Dans un premier temps, Lbachir est dans l’expectative. Il ne se mêle pas trop de la politique ukabar. De toute façon, il ne comprend rien aux « ni, ni » et à « leqrar-is d abrid », lui qui n’a ni le courage ni la force de réfléchir. Cependant, Il n’a pas son pareil pour s’occuper de la sono, pendant les meetings du FFCD qu’il ne manque jamais d’agrémenter de Matoub, Ideflawen, Ait Menguellet*.. Voyant qu’il n’a aucune chance de se retrouver à la tête des listes électorales, Lbachir revient à ses dernièrs amours, avant de tenter sa chance du côté des mal rasés qui, à l’époque prêchaient dans le désert de la Kabylie.
Il sera tour à tour élu à l’assemblée communale des Ait R’gad sous les bannières du FLN, RND, FNA, PT, PTT, PAP, POP.PIPICOLA
*Anida-t webrid nettnadi mazal nufa
Anida-tt tidet, tettnadi ur (d)agh-tufa
Anga-t lbatel yettaken ljehd i tlufa
Win ur t-ssined tezrid ghur-k id-yestufa
Rwu taguni tintas yeshel I twaksa
T.Ould amar
