Situation sécuritaire à l’est de Boumerdès / La phalange d’El Ansar tente de compenser ses redditions

En apparence, c’est le calme total depuis plus d’une semaine à l’est de Boumerdès. Mais les ratissages de l’ANP s’y poursuivent sous d’autres formes plus méthodiques pour la maîtrise des anciens fiefs de l’ex-GSPC.

En perte de vitesse, suite aux multiples opérations militaires ayant contraint, encore, trois terroristes à se rendre, il y a trois semaines, les hordes islamistes locales tentent de compenser leurs pertes par de nouvelles recrues.

Dans les hameaux proches de Dellys, Benchoud et Baghlia, on parle, depuis fin août dernier, du basculement de quatre jeunes dans la violence islamiste. Le fait a été signalé au moment où la police judiciaire démantelait un important réseau de la nébuleuse terroriste, dans la même contrée.

Craignant d’être arrêtés, lors de cette rafle policière menée sur renseignement, les quatre individus âgés entre 22 et 30 ans, auraient pris le maquis. Un mois auparavant juste après l’attentat-terroriste contre le maire de Baghlia, deux autres jeunes avaient aussitôt rejoint la horde sanguinaire locale d’El Ansar. Celle-ci avec sa branche dénommée El Arkam, sévisant dans la circonscription de Zemmouri, est constamment sous pression militaire. Ayant perdu ses principaux émirs, considérés comme lieutenants de Droukdal, depuis 2008, entre autres Abou Temmime, Abu Talha, et Abou El Abbas (tout récemment, près de Bordj Ménaiel), elle risque une désintégration totale. La pression de l’ANP lui fera perdre d’autres éléments, les contraignant surtout à la reddition, a-t-on assuré.

Salim Haddou