Alors que le ramadhan tire à sa fin, la fièvre électorale n’est qu’à son début. Comme jadis, à l’approche des joutes électorale, notamment les municipales, les partis politiques et autres candidats potentiels sortent de leur hibernation pour meubler le quotidien des citoyens et souffler la poussière sur leurs livres de recettes miracle qui promettent monts et merveilles.
Aucun citoyen, même ceux des contrées les plus lointaines, ne semble échapper à l’œil vigilant de nos braves politiques, tous les jeunes notamment ont été approchés par les leaders locaux pour essayer de les rassembler autour de leurs listes et programmes les mêmes d’ailleurs depuis toujours. Pour ce faire, à chacun sa méthode, qui converge en réalité vers le même point culminant, à savoir exploiter la détresse des citoyens par des promesses de tout genre. D’un poste d’emploi à un logement, peu importe le verre pourvu qu’on ait l’ivresse.
Concernant l’exécutif sortant, la méthode diffère un peu étant donné qu’ils sont toujours aux commandes de la municipalité alors, couffins du ramadhan par ci, gala artistique par là, veillées nocturnes avec les citoyens aux cafés des villages jusque-là oubliés. Telle semble leur tactique de jeu pour « les temps morts », nous dira Hocine un jeune chômeur de 30 ans pour qui un changement est plus que vital. Son ami Nadir ajoute pour clore « qui peut bien ignorer que les temps morts renversent rarement la vapeur, les jeux sont déjà fait pour bon nombre de citoyens comme moi, alors quand l’arbitre siffle le fin du match, on ce rhabille gentiment et on sort dignement en bon perdant ».
Tel est le sentiment des citoyens dans ce coin perdu de la Kabylie qui ne sort de l’anonymat que l’espace d’une campagne électorale une fois tout les cinq ans.
Arezki Toufouti
