l Les soirées ramadhanesques dans la région de Mékla n’attirent plus les citoyens qui préfèrent se retrouver chez eux et de profiter du calme du foyer en passant le temps soit devant l’écran de télévision avec ses différentes chaînes, surtout que bon nombre de foyers se trouvent parabolés, ou devant le micro ordinateur… D’autres restent chez eux même pour se contenter de la chaleur des soirées familiales. Mais les soirées ont perdu beaucoup de leur charme, disent bon nombre de citoyens interrogés sur cette question. En effet, cette année encore ce sont les cafés, que ce soit ceux ouvrant à longueur d’années ou ceux aménagés spécialement pour les besoins de ce mois sacré qui attirent plus les jeunes après la rupture du f’tour.
Là, plusieurs “services” sont présentés aux clients entre dominos, jeux de cartes et loto.
Ce dernier jeu rafle la part du lion dans l’intérêt des citoyens qui se ruchent vers ce jeu qui ne marque leurs habitudes que durant ce mois sacré contrairement aux autres jeux “disponibles” a longueur d’année. Ce qui fait que la cagnotte dépasse parfois la barre des 200 dinars.
L’absence des installations de loisirs notamment à Aït Khelili et Souamaâ, deux commues découpées depuis 1985 de la commune mère, Mékla, a fait que les cafés maures demeurent les seuls points d’attraction pour cette masse juvénile en quête d’un lien passer son temps.
Même à Mékla, pourtant pourvue de deux maisons de jeunes, l’une à Mékla centre et l’autre à Djemaâ Saharidj, la situation ne diffère pas trop par rapport aux deux communes voisines, même si là-bas l’existence de cybercafés a fait que parmi les jeunes il y’a ceux qui préfèrent surfer sur le net en soirée.
En somme, les années se suivent et se ressemblent pour les jeunes de Mékla.
Cette dernière attend que les autorités daignent leur venir en aide en l’encadrant par des activités leur permettant de positiver leur temps et de leur permettre de se réunir.
K. L.
