Le service du contrôle médical de la CNAS d’Akbou est, chaque jour que Dieu fait, littéralement submergé par l’afflux des assurés sociaux.
Les deux agents préposés au secrétariat sont débordés de toutes parts par les piles de dossiers et s’avèrent totalement impuissants à répondre aux attentes des malades qui piaffent d’impatience. La paperasse s’accumule, les jérémiades pleuvent.
L’attente se fait souvent languissante et donne lieu à des coups de gueule et des vociférations.
Les prestations de service s’en ressentent naturellement. Des assurés laissent éclater leur colère pour n’avoir pas perçu leur dû depuis plusieurs semaines, voire plus. « C’est absurde qu’un centre aussi vaste dispose de si peu de personnel.
A croire que la tutelle cherche à faire durer un plaisir sadique en astreignant agents de la securité social et malades à un calvaire sans fin », nous dira à brûle-pourpoint un assuré.
N. M.
