Ainsi donc, au nom de l’association des diabétiques, le président M. Rezkallah Amar, a voulu faire de cette date une journée de retrouvailles, de rencontres et de fête afin de réconforter, ces enfants malades et leur créer un climat de joie pour leur faire oublier ce mal qui les ronge. Parmi tous ces enfants invités à cette occasion plusieurs d’entre-eux nous ont fait savoir qu’ils ont quittés les bancs de l’école pour absence de moyen de transport pour se rendre à leur établissement. C’est en effet, le cas des frères Arezki Hannane 13 ans, Hani 10 ans et Sofiane, du village Tiniswine Ivahlal, commune de Tazmalt. De son côté, un autre venu d’Akbou, du village Taslent plus précisément, a su relever le défi malgré son handicap qui le cloue à son fauteuil roulant. Bouchich Karim, âgé de 14 ans, suit des cours par correspondance en classe de 2e AM. D’autre part, les enfants diabétiques ont pris part à cette cérémonie en étant les initiateurs d’une telle action au profit d’autres malades. C’est le cas de Melle Naït Benali Samira, élève en 2e AM, Bessaou Sylia de Taghoa, Babou Abdelhak de Chorfa (wilaya de Bouira), Bali Saâdi, d’Aït Rzine. Après la remise des cadeaux aux malades, place au régal. Lors de cette fête Kamel Naâli, ce chanteur bien connu du milieu artistique pour son style spécial fête a tenu a faire partie de cette rencontre. Interrogé sur sa présence à cette occasion, le chanteur très estimé nous fera savoir : « Ma présence ici est un devoir en ma qualité de personne qui ressent et qui éprouve de la pitié envers tous ces malades. D’ailleurs j’ai toujours été présent avec mon groupe à chaque fois que l’association des myopathes me fait appel et j’ai eu même à annuler des galas pour venir auprès de ces malades qui ont besoin de l’apport de tous ». Si les malades se contentent de ces célébrations symboliques organisées, par cette association des diabétiques qui a toujours été présente lors de ces rendez-vous importants malgré les moyens dérisoires dont elle dispose, les malades se trouvent être dans le besoin de soutien des pouvoirs publics pour une prise en charge sérieuse. Bien que le destin les a privés de l’usage de leurs membres, ils sont aussi privés du savoir car ils n’ont pas les moyens de suivre une scolarité normale malgré leur volonté de fer et leur dévouement pour s’instruire. Alors, on peut déduire que ces myopathes ne sont pas malades car les vrais malades sont ceux qui n’éprouvent pas de sentiments pour le restant de leur vie…
Achiou Lahlou
