C’est la troisième fois en moins de six mois que le bitumage d’une route est interrompu, sans raison apparente.
Si, pour les routes ayant connu le même sort, une partie des travaux a été réalisée, celle d’Ath Ailem n’a vu les engins au travail qu’à deux reprises. La couverture de cette piste, en tricouches, nous dit-on, fait partie du Plan communal de développement (PCD) de l’année en cours. Les habitants de l’agglomération, en question, nous informent que lors de ces demi-journées de présence de l’entreprise chargée du goudronnage, son travail s’est limité à asperger de goudron liquide une partie de la piste avant que les engins soient repartis, aussi vite qu’ils ne soient arrivés. Ce qui, on s’en doute, a déçu les villageois qui ne trouvent aucune explication à ce départ précipité de l’entreprise alors qu’ils espéraient voir se terminer le calvaire des automobilistes. Cela fait maintenant plus de quinze jours qu’ils attendent une hypothétique reprise.
Celle-ci tarde et fait naître l’appréhension de voir la route d’Ath Ailem subir le même sort que celle de Ouaghzen et la Nationale 71. Cette dernière pour rappel, voit un tronçon de cinq kilomètres la reliant à Souk El Had abandonné après que les travaux aient été réalisés, en amont comme en aval.
Pourtant le projet entrant dans le cadre du programme sectoriel et suivi par les travaux publics des Ouacifs, d’après nos renseignements, est doté d’une enveloppe conséquente, permettant le bitumagee de la RN 71 de Béni Yenni au lieu dit « la tranchée » jusqu’à Ain El Hammam. La piste de Ouaghzen, elle aussi, après un goudronnage sur une distance de 600 mètres a été abandonnée alors qu’il reste encore 1 400 mètres à recouvrir, si on se réfère à l’appel d’offres paru dans la presse. Les habitants de Aïn El Hammam pensent que c’est la malédiction des saints de la région qui serait à l’origine de tous leurs malheurs. C’est la seule explication de leur commune. Il n’y a qu’à voir le nombre de projets entamés et abandonnés pour se convaincre que quelque chose foire quelque part.
Nacer B.
