La pénurie de lait en sachet s’est, apparemment, définitivement installée dans toute la daïra de Maatkas. Les citoyens sont dans l’incapacité de s’approvisionner en cette matière, pourtant de très large consommation. Cette tension, qui remonte au printemps dernier, n’est pas prête de connaitre son épilogue. Bien au contraire, elle devient de plus en plus criarde au point de générer l’ire des consommateurs, qui ne savent plus à quel saint se vouer.
En effet le camion livreur n’assure plus ses randonnées comme de coutume. En effet, acheter un sachet de lait à Maatkas relève pratiquement de l’impossible, surtout à partir de huit heures. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, dit le dicton. Mais là encore, il faut d’abord que le distributeur vienne. Les chefs de famille n’ont d’autre choix alors que de se rabattre sur le lait Lahda. Un produit qui coûte trop cher. Son prix oscille entre 160 et 220DA. C’est dire que beaucoup ne peuvent pas se le payer. Certains privés, pour rendre service à leur clientèle, se rendent jusqu’à Boumerdes, Alger et Bouira afin de diminuer un tant soi peu la crise mais le prix du sachet est revu à la hausse : 30 DA le litre.
Hocine Taib
