C’est une conclusion inattendue qu’aura connue l’émission « Tamsalt N Durt » (la question de la semaine) diffusée, hier en matinée, sur les ondes de radio Soummam et animée par Mabrouk Aït Athmane. L’émission consacrée au bilan de l’Assemblée populaire de wilaya sortante aura vu, à la surprise générale, la démission des rangs du RCD de Saïd Azammoum, chef du groupe des élus du parti de Saïd Sadi et tête de liste lors des élections partielles.
Alors que le jingle de fin d’émission commençait à retentir, le représentant du RCD prend tout le monde de court en réclamant la parole pour annoncer à la hussarde que son « combat au sein du RCD a pris fin » avec cette émission durant laquelle il a défendu son bilan et celui de ses co-élus à l’APW de Béjaïa. D’avocat du RCD, Saïd Azammoum se mue dès lors en procureur. « Je suis victime de comportements tribaux, j’ai reçu un coup de poignardé dans le dos », explique le désormais ex-RCdiste. Professeur à l’université de Béjaïa, Saïd Azammoum avait rejoint les rangs du RCD au lendemain de sa création en 1989. Il gravit vite les échelons en se faisant élire sans discontinuer membre du Conseil national de direction pour enfin occuper des responsabilités de premier plan tant au niveau local que national. Après avoir dirigé le bureau régional de Béjaïa, il est nommé plusieurs fois membre de l’exécutif national. Il était, jusqu’au dernier congrès du RCD, secrétaire national à l’économie. Sa disgrâce semble avoir commencé avec le dernier congrès précisément, où il fut le seul membre du bureau exécutif sortant à ne pas avoir été reconduit par Saïd Sadi. Elle se confirme avec les dernières législatives où il est installé en queue de la liste RCD pour la wilaya de Béjaïa. Pour les élections locales du 29 novembre prochain, Azammoum ne figure plus sur aucune des listes du parti après avoir, semble-t-il, caressé l’ambition de conduire de la liste APC de Béjaïa.
B. B.
