L’affaire Matoub ne sera pas jugée en novembre

l L’affaire de l’assassinat du chantre de l’Amazighité Matoub Lounès ne figure pas dans le programme de la session criminelle du tribunal de Tizi-Ouzou, prévue pour ce mois de novembre. Aucune référence n’est faite dans le programme officiel de la cour au sujet du jugement de Abdelmalek Medjnoun et Abdelhakim Chenoui, officiellement accusé d’être partie prenante de l’attentat du 25 juin 1998, ayant ciblé l’artiste contestataire. Selon notre source, les noms de Medjnoun et Chenoui ne sont à aucun moment cités dans une quelconque affaire, inhérente à la criminalité. Pourtant, il y a un peu plus d’un mois, « El Khaber », on grand quotidien national, annonçait en « Une » la tenue de ce procès, le plus controversé dans l’histone de la kabylie, au courant de la prochaine session criminelle. Le journal, dont la crédibilité ne peut pas être remise en cause citait, en plus d’une source judiciaire, le frère de l’un des accusés. Aucune mise au point n’a été publiée au lendemain de la publication de cette information reprise par notre journal. Il y a cinq jours, le même quotidien confirmait la tenue du procès durant la période indiquée en plus, le journal a précisé même la date du procès, à savoir le 11 novembre 2007. Cette information n’a pas non plus fait l’objet d’une quelconque remise en cause de la part des autorités judiciaires.

Ce n’est qu’hier, avec la communication des affaires enrôlées pour novembre 2007, qu’il est constaté qu’une fois de plus l’affaire Matoub est remise aux calendes grecques. Le procès cité, a été programmé puis renvoyé sine die compte-tenu de sa complexité ou bien s’agissait-il d’informations devant servir de ballon de sonde ? Le fait que la sœur et la mère de Matoub ne soient pas au courant de la tenue de ce procès peut conforter la deuxième thèse. Mais si cette dernière est confirmée, cela prouverait, si besoin est, que l’affaire matoub lounès serait en passe de devenir un moyen de pression. Pour qui et contre qui ? Seul l’avenir nous le dira.

Aomar Mohellebi