l Aït Yahia, une commune située à 50 kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou est connue pour être le fief du FFS. Malgré cela, les élections communales s’annoncent déjà très serrées dans cette commune où trois partis, seulement, s’apprêtent à se disputer les neuf sièges que compte l’APC. Le FLN, contrairement à de nombreuses régions n’a eu aucun problème à désigner Djilali Ben Ouamer pour briguer le poste de président d’APC. Djilali,ex-enseignant, âgé de 47 ans a été le seul élu du FLN, lors des partielles il y a deux ans et a, paradoxalement, occupé le poste de vice-président, chargé de la commission sociale de l’actuelle APC. Un poste qui lui a valu d’être proposé tête de liste par de nombreux comités de villages. Le RCD, quant à lui, a jeté son dévolu sur Tahar Ben Slimane, un ancien militant exerçant la fonction de comptable. Si le FLN et le RCD semblent avoir franchi l’étape de la confection des listes, sans encombres, ce n’est nullement le cas du FFS dont les militants étaient divisés, dès le départ, sur le nom de celui qui doit mener la liste du parti. Trois listes différentes avaient été proposées par la base, nous dit-on. C’est finalement la direction du parti d’Aït Ahmed dont Aït Yahia est la commune d’origine, faut-il le préciser, qui sera chargée de départager les prétendants, en choisissant de se faire représenter par Mourad Aït Hamadouche, un directeur de CEM et ancien maire de 1997 à 1999, alors que de nombreux militants attendaient Mohand Ben Slimane pour un autre mandat. Notons que lors des élections du 29 novembre prochain, le RND brillera par son absence alors que lors des partielles de 2005, il avait obtenu deux sièges à l’APC d’Aït Yahia. Les raisons de cette absence seraient à chercher, nous dit-on, dans le manque de postulants du parti, au niveau de cette commune.
Nacer B.
