Les partis politiques appellent à voter

Bien avant l’administration, les partis politiques appellent les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales. En effet, faute d’informations sur le sujet, peu de gens savent que la date butoir des inscriptions est prorogée jusqu’au 31 octobre. Les partis politiques redoutant un « 17 mai » bis, prennent leurs dispositions. Ainsi, chacun à sa manière, rappelle aux citoyens en général, et à leurs sympathisants en particulier, qu’ils doivent se rendre au bureau des élections de l’APC pour s’inscrire afin d’éviter toute mauvaise surprise, lors du scrutin du 29 novembre prochain. Le FFS, par le biais d’affiches placardées sur les murs de la ville, s’adresse en premier aux jeunes qui voteront pour la première fois, leur demandant de se préparer pour accomplir leur devoir, lors des prochaines joutes. « Il est bon de rappeler que tout un chacun doit s’assurer qu’il figure parmi les électeurs de la commune. De nombreux citoyens n’ont pu accomplir leur devoir lors des partielles d’il y a deux ans, faute de trouver leurs noms sur les listes », nous apprend un militant du FFS qui ajoute que dans certains villages, « des familles entières ont été omises lors des partielles ».

Les autres partis, même sans bruit, ne perdent pas de vue le problème de l’abstention. C’est par le bouche à oreille entre militants et leurs proches qu’on se charge d’aborder la question. Les militants sont saisis un par un pour que le jour « J » en plus de leurs voix, ils puissent ajouter celles de leurs familles. Le même travail se fait aussi au niveau des villages qui présentent des candidats à l’APC. On compte mobiliser tout l’électorat de la tribu pour que « le fils du village » soit élu. La situation actuelle est née des appréhensions, des pouvoirs publics et des partis qui redoutent une faible participation de la population. Les responsables de partis, avec qui nous avons abordé le sujet, disent craindre plus le non-respect de la discipline interne de leurs militants que les autres. Ce sont, en effet, les militants déçus par les candidats qui doivent les représenter ou encore ceux qui n’ont pas été retenus qui discréditent les leurs, appelant même parfois à voter pour leurs adversaires. Ce qui accroit encore le risque d’abstention dont le spectre n’a pas cessé de planer sur les élections depuis déjà un bon bout de temps.

Nacer B.