L’école primaire du centre de Melbou, baptisée « El Djorf » était sortie de l’anonymat, quant elle abritait dans un passé lointain une poignée d’élèves de la périphérie après son transfert de l’ex-cité coloniale « Les Falaises ».
Une petite virée vers cet établissement cette fin de semaine, marquée par des pluies diluviennes, nous a révélé que ce lieu de savoir, pourtant construit à quelques encablures du chef-lieu de la commune, est victime d’un oubli pour le moins que l’on puisse dire « prémédité ».
En effet, avec plus de 400 enfants, ladite école est au bord de l’asphyxie au moment où des établissements ont déjà fermé leurs portes et d’autres, à l’exemple d’Ahrik, Bouhiane et Tasefsaft, ne tarderont pas à mettre les clefs sous les paillassons pour manque d’effectif. « Nous n’avons que 10 salles de cours pour 14 divisions ; c’est ce qui nous a contraint de faire la double vacation », nous a déclaré M. Brahim Slimani en sa qualité de premier responsable de la structure. Et d’ajouter : « La construction d’un nouveau bloc pédagogique est indispensable pour atténuer un tant soit peu nos souffrances et alléger surtout les classes surchargées et libérer les enseignants de cette atmosphère suffocante ». Selon des informations concordantes, une enveloppe financière de plus de 400 millions de centimes a été allouée pour la construction d’un mur en béton, du côté de la mer. Malheureusement, l’entreprise réalisatrice a dû plier bagages après quelques jours de travail. Pour le tronçon routier qui la relie à la RN43, la situation laisse vraiment à désirer et au grand dam des « bambins », il se trouve dans un piteux état car l’absence d’un revêtement ne serait-ce que provisoire en tout venant a facilité la stagnation des eaux de pluie. « Avec un parc communal aussi riche, on n’a même pas envoyé l’engin pour niveler ce tronçon et dégager ces eaux qui constituent un danger réel pour nos enfants, notamment en ces moments de pluie. C’est vraiment honteux », nous déclare un parent d’élève.
L’absence de ralentisseurs à l’exception d’un dos-d’âne implanté au centre-ville sur la RN43 à proximité de la bretelle menant vers ladite école, constitue un problème supplémentaire qui inquiète les riverains puisque les automobilistes continuent à rouler à vive allure et les risques de percuter sans crier gare les « Chérubins » sont omniprésents.
La menace est encore plus grande aux horaires d’entrée et de sortie des classes et aucun responsable n’a daigné y mettre le holà !
Rabah Zerrouk
