Au premier jour de la campagne électorale, un climat de nervosité caractérise l’ambiance générale à Tizi-Ouzou. Les partis politiques semblent ne pas trouver l’angle par lequel il leur serait possible d’aller à la rencontre de la population. Déjà, l’illigitimité de presque la totalité des listes, essentiellement celles du FFS, RCD, FLN et à un degré moindre le RCD, fait que les structures connaissent une ébullition interne, handicapante pour l’expression publique. Des contestations bruyantes s’enregistrent autour de la confections des listes pour les APC et APW. Le dictat des directions nationales à imposer des candidats de leurs choix est allé contre les souhaits des bases militantes respectives des parti. Une grande saignée est visible au sein du partis de Hocine Aït Ahmed, qui a pris le risque politique de laisser le terrain vide à ses adversaires, dans certaines municipalités le FFS est carrément absent. Les mécontents sont nombreux, et cela ne peut être sans incidences sur les militants et leur comportement électoral.
Au parti de Saïd Sadi, ce n’est guère la lune de miel. Le RCD a préféré pratiquer une purge interne, il y a de cela des mois. Tous les militants susceptibes d’être encombrants en prévision des élections, ont poussées vers la voie de garage.
La liste à l’APC du partie de Saïd Sadi pour le chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou a soulevé la colère dans les rangs des militants. Le FLN de Abdelaziz Belkhadem aussi, n’est pas en passe de sortir indemne. Plongé dans un imbroglio politique qui le diminue dans sa force d’en frappe. Le vent de colère s’amplifie au FLN, pour pratiquement les mêmes raisons que celles du FFS et RCD.
Les choix démocratiques des candidats n’a pas du tout fonctionné et a cédé place à la règle de l’imposition. Le FLN à Tizi-Ouzou, tout comme à l’échelle nationale d’ailleurs, risque de connaître un recul en matière de résultats, en dépit que le parti soit présent dans la localité des circonscriptions. Pour ce début de campagne électorale, du moins à Tizi-Ouzou, tous les partis trouvent du mal à s’afficher en public. Points de posters de candidats, points de listes affichées rien n’indique que la campagne a démarré.
Les états-majors des différents partis s’occupent d’abord à aplanir les divergences dans leurs structures respectives et ensuite arrêter un plan d’intervention dans les places publiques. L’évidence par contre sur laquelle, les partis s’attachent à intervenir est d’amener les citoyens à voter. L’indifférence affichée et le désinterêt de la population pour ce rendez-vous électoral, font présager le spectre de l’abstention.
Lors des élections partielles de novembre 2005, la population de la wilaya de Tizi-Ouzou n’avait pas jugé utile d’accomplir l’acte électoral. Seulement 30% des citoyens se sont présentés aux urnes et 70% ont préféré rester chez eux.
Pratiquement la même comportement s’est reproduit lors des élections législatives de mai 2007, où le taux de participation n’a pas été satisfaisant.
La région connue comme matrice non votante, peut recidiver encore une fois, par sanction contre, le personnel politique de la région qui 15 ans durant, a fait de la gouvernance locale des tribunes de règlement de comptes et de clientélisme, loin des intentions et des volontés d’agir utilement au service des citoyens et de leur aspiration au développement.
Khaled Zahem
